Rechercher une information sur le site Meteoauvergne

Septembre 2007: Frais, sec et enfin du soleil!!

Vendredi 7 septembre 2007

Des pluies torrentielles ont fait des ravages jeudi après-midi notamment dans l'est et le nord de la Roumanies. Dans les départements de Bacau et de Vrancea il est tombé près de 170 litres d'eau au m2 en quelques heures. Et le bilan est déjà lourd : un jeune homme de 16 ans et une femme de Vrancea sont morts foudroyés, et une autre femme était toujours portée disparue ce matin. Des centaines de maisons ont été inondées. A Bacau, 12 communes sont restées sans électricité et plusieurs routes sont désormais inaccesibles.

Les autorités sont toujours à la recherche de centaines de disparus le long des côtes du Nicaragua et du Honduras, après le passage du cyclone qui a déjà tué au moins cent personnes. La Commission européenne a débloqué un million d'euros d'aide humanitaire d'urgence. Les opérations de recherche continuent vendredi, entre le Nicaragua et le Honduras, ou des dizaines de cadavres ont été retrouvés jeudi. Au moins cent personnes sont déjà mortes, victimes du cyclone Felix qui a frappé mardi à pleine puissance la côte caraïbe. Mais de l’aveu même du président du Nicaragua, Daniel Ortega, le bilan va encore s'alourdir. Les autorités comptent 120 disparus mais les habitants de la zone la plus touchée par le cyclone estiment qu’ils se comptent par "centaines". Daniel Ortega a précisé que 6.644 familles avaient perdu tout ce qu'elles avaient, soit une estimation de 50.000 personnes, et que 10.000 maisons avaient été endommagées ou détruites. Des opérations d'assistance aux sinistrés ont commencé, mais les difficultés rencontrées pour atteindre les villages isolés rendent difficile une évaluation précise de l'impact de l'ouragan qui a touché cette région pauvre avec des pluies diluviennes et des vents à 260 km/h. Vendredi, la Commission européenne a décidé de débloquer un million d'euros d'aide humanitaire d'urgence pour le pays.


Des milliers d'habitants en Corée du Nord ont besoin d'une aide alimentaire immédiate et soutenue après les inondations dévastatrices du mois dernier. Habitants et agriculteurs ont subi des pertes considérables de réserves alimentaires, bétail et cultures de jardin privés, sources d'alimentation cruciales en perspective des mois d'hiver. Les inondations en Corée du Nord, les plus importantes depuis 1967, ont fait le mois dernier au moins 600 morts et disparus ainsi qu'environ 100.000 sans-abri, selon un bilan des autorités nord-coréennes.

Jeudi 6 septembre 2007

Félix a malheureusement été à la hauteur de sa catégorie, un ouragan de classe 5. Si le Honduras a été relativement épargné par Félix qui s’est dissipé, le Nicaragua compte lui au moins 120 disparus en plus des 38 morts déjà décomptés et des 50.000 sinistrés. Le bilan a toutes les chances d’empirer dans les heures à venir et c’est environ 5 000 maisons dans la région de Puerto Cabezas, où vivent les communautés indiennes Miskitos, qui ont été détruites. Pour le moment, le Nicaragua et le Honduras ne semblent toutefois pas se retrouver dans une situation comparable aux jours sombres qu’ils ont vécus en 1998 avec le cyclone Mitch. Les deux pays totalisaient alors près de 9000 morts, autant de disparus et pas loin de 2 500 000 sinistrés. Des inondations et des crues, sans parler des éboulements et autres glissements de terrain sont cependant encore à craindre et tout le monde surveille particulièrement les rivières Ulua et Chamelecon alimentées par les pluies de Félix. Tout comme Félix, le cyclone Henriette qui menaçait les états mexicains de Sonora et Sinaloa est maintenant devenu une simple tempête tropicale.


Un puissant typhon approchait de Tokyo dans la nuit de jeudi à vendredi, accompagné de pluies diluviennes et de violentes rafales de vent qui ont fait 18 blessés et provoqué l'annulation de centaines de vols aériens. Le Japon a déclenché l'alerte pour les risques d'inondations et d'éboulements alors que le typhon "Fitow" (le nom d'une fleur de Micronésie) est attendu sur la capitale et sa région d'ici vendredi à l'aube. Accompagné de pointes de vent de 126 km/h, "Fitow" (le nom d'une fleur de Micronésie), se trouvait tard jeudi soir à 190 km au sud-ouest de Tokyo. Le typhon, qui se déplace vers le nord à une vitesse de 15 km/h, devrait perdre un peu de son intensité avant de toucher la mégalopole de Tokyo. Toutefois, si sa force se maintenait en l'état, il s'agirait du plus puissant typhon à frapper le Japon depuis octobre 2004, lorsque des dizaines de personnes avaient été tuées. Il a déjà déclenché des déferlantes sur la côte est du Japon, face au Pacifique, où des pointes de vent ont dépassé les 150 km/h, et a gonflé le cours des rivières. Dix-huit personnes ont été blessées, dont sept passagers d'un train de banlieue dont une fenêtre avait éclaté. La tempête a provoqué de nombreuse coupures d'électricité. Les autorités ont ordonné à la population d'évacuer certaines régions des départements centraux de Yamanashi et de Gunma. A l'aéroport de Tokyo-Haneda, qui dessert les lignes intérieures, plus de 200 vols ont été annulés dans la journée de jeudi. L'aéroport international de Tokyo-Narita a annulé ou retardé au moins une vingtaine de vols. Le trafic ferroviaire a été partiellement interrompu dans la région de Tokyo en raison de violentes averses. A Tokyo même, une des principales lignes de métro a été coupée par des chutes d'arbres. Les habitants de la capitale s'arrachaient les taxis pour rentrer chez eux dans la soirée. Beaucoup d'entreprises ont renvoyé leurs personnels plus tôt. Certaines voies express bordant le Pacifique ont été également fermées à cause des vagues. Le Japon a été frappé en juillet et en août par des typhons dévastateurs qui ont fait des victimes et causé d'importants dégâts.


Deux personnes sont mortes et une dizaine ont été blessées à la suite de pluies diluviennes depuis le week-end dernier au Burkina Faso, portant à 17 le bilan des décès dus aux intempéries depuis début août. Les deux décès, dont une fillette de deux ans, sont survenus à Diofoloma, localité de la province du Houet (ouest). Les blessés ont été enregistrés dans la localité voisine de Karangasso Sambla. Les pluies ont aussi provoqué dans les deux localités la destruction de quelque 1.200 habitations, faisant des milliers de sans-abri qui ont été logés temporairement dans des écoles et édifices publics. Environ 100 greniers à céréales ont également été emportés par les torrents, qui ont détruit de nombreuses pistes rurales, seules voies de communication dans la zone. Durant le seul mois d'août, quinze personnes ont trouvé la mort à la suite de pluies diluviennes dans le Nahouri (sud-ouest), une des 45 provinces les plus frappées par ces intempéries inhabituelles dans cet Etat désertique. Les fortes pluies avaient déjà causé la mort de 5 personnes en juin, et fait un millier de sinistrés à Pouytenga (centre). Le Burkina Faso fait partie des pays sahéliens ayant cette année une pluviométrie exceptionnelle, mais les inondations risquent de compromettre les récoltes dans plusieurs provinces. Au moins 7.000 hectares de champs ont été inondés à travers le pays où plus de 80% de la population vivent d'une agriculture de subsistance. Par ailleurs, le trafic routier entre le Burkina Faso et le Ghana voisin est fortement perturbé depuis une semaine, en raison de la dégradation des principaux ponts du tronçon.

Mercredi 5 septembre 2007

Plus d'une centaine de maisons étaient inondées dans l'est de la Roumanie et une personne était portée disparue après avoir été emportée par la crue d'un cours d'eau, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues mercredi sur le pays. Dans le département de Vrancea, qui a enregistré des précipitations d'environ 100 litres par m2, les autorités ont réussi à sauver un homme, après que lui et sa compagne eurent été emportés par une crue. Les pompiers locaux étaient toujours à la recherche de l'épouse. Dans ce département, les inondations ont affecté quelque dizaines de maisons, des routes ainsi que des petits ponts. Dans le département voisin de Galati, le ministère de l'Intérieur a mis un hélicoptère à la disposition des autorités locales afin d'aider à l'évacuation des personnes réfugiées dans leurs greniers pour échapper aux crues. Des dizaines de gendarmes ont été mobilisés pour aider les personnes touchées par les inondations dans le département de Bacau, où une centaine de maisons ont été prises par les eaux et des routes bloquées par les alluvions transportées par les crues. Les autorités roumaines avaient placé en alerte jusqu'à vendredi soir tout le pays en raison des fortes pluies. Ces précipitations interviennent après les trois vagues de canicule qui se sont abattues entre juin et août sur la Roumanie, avec des températures dépassant parfois les 45 dégrés, faisant plus de 60 victimes.

Des flocons sont tombés sur l'est et le sud de la Suisse ainsi qu'en Autriche. Dans la nuit, il a même neigé jusqu'à 1500 mètres. Il est assez rare qu'il neige si tôt en septembre. A 6h00, 14 centimètres d'or blanc étaient tombés à Arosa (GR). Et 12 centimètres recouvraient le Säntis. Du côté de la Suisse romande, aucune chute de neige n'est à signaler. Ces premiers flocons n'ont pas été sans conséquence sur le trafic : les cols de la Flüela et du Splügen ont dû être fermés. Le gel a également recouvert les routes de Berne et de Kloten. Bonne nouvelle: la fin de semaine promet d'être plus chaude.

Au moins neuf personnes ont été tuées lors du passage du cyclone Felix dans le nord du Nicaragua. Près d'une centaine de personnes sont portées disparues. Le cyclone, qui a frappé mardi à pleine puissance la région de Puerto Cabezas, où vivent des communautés indigènes Miskitos, a également détruit 5000 maisons et fait plus de 38.000 sinistrés. Le bilan des victimes pourrait s'alourdir au fur et à mesure que les équipes de secours parcourent les habitats disséminés de cette région difficile d'accès, dont l'infrastructure a été balayée par les vents. Après le Nicaragua, Felix a touché le Honduras. Des pluies diluviennes s'abattaient toujours sur le pays mercredi, mais un retour à la normale était prévu dans la soirée. Felix a perdu de sa force pour atteindre la catégorie de dépression tropicale et continue de s'affaiblir. Pour le moment, il n'y rien de grave à déplorer. Le Honduras et le Nicaragua, parmi les plus pauvres d'Amérique latine, vivent dans le souvenir traumatisant de l'ouragan Mitch : 9000 morts, le même nombre de disparus et 2,5 millions de sinistrés. De son côté, le cyclone Henriette a occasionné des inondations et des coupures d'électricité dans la péninsule touristique de Basse Californie, dans le nord-ouest du Mexique.  Au moins 21.000 personnes ont été privées de courant dans le secteur de La Paz après le passage de Henriette, qui a frappé mardi la péninsule. Quelque 5000 personnes ont été évacuées à La Paz et dans la station balnéaire huppée de Los Cabos, dont l'accès a été partiellement coupé à la suite des intempéries. Henriette avait fait sept morts pendant le week-end le long de la côte pacifique du Mexique, alors qu'elle n'était qu'une tempête tropicale.



Au moins quatre personnes ont été tuées et quelque 1.500 familles déplacées à la suite d'inondations provoquées par la crue d'une riviere dans le sud de la Somalie. La rivière Shabelle est sortie de son lit et a envahi des dizaines de villages dans cette région où se concentre la majorité des 1,5 million de Somaliens régulièrement confrontés à des pénuries alimentaires. Au moins quatre personnes ont été tuées mardi par les inondations. La plupart des déplacés viennent des environs de Balad, une localité située à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale somalienne. La Somalie est plongée dans le chaos depuis le début d'une guerre civile en 1991 et ses quelque 10 millions d'habitants sont régulièrement frappés par des désastres naturels, sécheresses ou inondations. Le gouvernement de transition, mis en place il y a trois ans, ne parvient pas à exercer son contrôle dans ce pays dirigé par des clans depuis la chute en 1991 du président Mohamed Siad Barre.

Mardi 4 septembre 2007

Le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami aux Etats-Unis, a annoncé mardi 4 septembre que le cyclone Félix est repassé en catégorie 5, la plus dangereuse sur l'échelle de Saffir-Simpson. Deuxième ouragan de ce niveau en 2007, après Dean, Félix a atteint la terre ferme dans la matinée (avant 17 heures, heure de Paris), dans la région frontalière du Nicaragua et du Honduras, une forêt tropicale où vivent les Indiens Miskitos. Avec des vents atteignant désormais la vitesse de 256 km/h, il pourrait être dévastateur. De tempête tropicale, Henriette devient cyclone de catégorie 1. La tempête tropicale Henriette s'est transformée en cyclone, mardi 4 septembre, alors qu'elle s'approche de la côte pacifique du Mexique, avec des vents de plus de 120 km/h. Henriette, qui a déjà fait sept morts en longeant la côte pacifique du Mexique, a été classée cyclone de catégorie 1, la moins élevée sur l'échelle de Saffir-Simpson, alors qu'elle doit atteindre plus tard mardi la péninsule de Basse Californie, une région touristique. Dans les deux pays, des dizaines de milliers de personnes se sont réfugiées dans des abris contre les tempêtes mais le manque de moyens de transport a contraint de nombreux habitants à rester dans leurs maisons battues par des vents violents et des pluies intenses. Si 40.000 Honduriens ont été évacués, quelques 15 000 personnes ont été contraintes de rester cloîtrées chez elles. Ces pays, les plus pauvres du continent américain avec Haïti, sont très vulnérables aux catastrophes naturelles, car de nombreux logements sont construits avec des matériaux peu résistants aux intempéries et dans des zones inondables. Les autorités craignent avant tout les inondations dues aux débordements de rivières et les glissements de terrain, qui avaient été particulièrement meurtriers en 1998 lors du passage de l'ouragan Mitch, également de catégorie 5, qui avait fait 9 000 morts, autant de disparus, et 2,5 millions de sinistrés, principalement au Honduras. La police a signalé de longues files d'attente devant les supermarchés et stations-services des villes côtières, où l'on prévoit des vagues de 5,50 m de haut. Au total, cinq des dix-huit départements que compte le pays sont en alerte rouge, la capitale Tegucigalpa étant particulièrement menacée. Le Programme alimentaire mondial a déjà annoncé disposer dans la région de réserves de nourriture suffisantes pour 600.000 personnes pendant un mois.





Au moins six personnes sont mortes dans des inondations qui ont frappé le nord-est du Ghana après de fortes pluies. Les communes qui ont été frappées par les inondations sont Kulungugu, Sandema, Garu Tempane et le pont de Tamne-Woriyanga.Les inondations ont détruit de nombreuses maisons, rendant de ce fait de nombreuses personnes sans-abri.

Un violent orage de grêle a touché la zone de Bushnyi en Ouganda. C’est à Bugarama que quatre familles se sont retrouvées sans logement après que leurs habitations aient été endommagées par la grêle et les fortes rafales de vent.  Des plantations de Bananes ou de manioc ont été détruites par les fortes pluies. Des inondations ont aussi concerné les zones d’Omoro et d’Aloi, détruisant des récoltes et des routes, environ 40.000 personnes ont été évacuées.

 

Lundi 3 septembre 2007

Désormais classé en catégorie 5, la plus dangereuse, le cyclone Félix poursuivait lundi son chemin à travers les Caraïbes en direction de l'Amérique centrale, où selon les prévisionnistes il pourrait avoir des effets "potentiellement catastrophiques". L'ouragan, qui s'accompagne de vents soufflant à près de 260 km/h, devrait aborder les côtes du Honduras mardi avant de frapper le Belize mercredi. Au Honduras, les touristes ont afflué dans les aéroports pour tenter de quitter le pays avant l'arrivée de Félix. Au Belize, qui se remet à peine du passage de Dean en août, les habitants stockaient de l'eau et des vivres et clouaient des planches sur les fenêtres. Beaucoup de ceux vivant dans des zones basses gagnaient des régions plus élevées. Dean a causé pour 100 millions de dollars (75 millions d'euros) de dégâts au Belize, où les stigmates de son passage sont encore visibles. Dimanche, Félix a abattu des arbres et provoqué des inondations à Aruba, Curaçao et Bonaire, dans les Antilles néerlandaises. Le cyclone a également provoqué des pannes de courant et contraint des milliers de touristes à se réfugier dans les hôtels, mais a fait moins de dégâts que redouté, car il n'a qu'effleuré ces petites îles. Félix est le deuxième ouragan de la saison après Dean, qui a frappé les Caraïbes et le Mexique, et fait au moins 28 morts. A 16h gmt (18h à Paris) lundi, ses vents avaient très légèrement baissé après avoir atteint un pic à 265 km/h, mais restaient redoutables. Le cyclone se trouvait à 425 kilomètres au sud/sud-ouest de Kingston, en Jamaïque, et à 585 kilomètres à l'est de Cabo Gracias a Dios, à la frontière du Nicaragua et du Honduras. Il progressait vers l'ouest à environ 33 km/h. Félix pourrait déverser jusqu'à 30 cm de pluies sur des régions isolées du nord du Honduras et nord-est du Nicaragua et ainsi provoquer des crues subites et des coulées de boue. Il pourrait ensuite traverser la région du Peten au Guatemala et le sud du Mexique pour gagner le sud du Golfe du Mexique et ses grandes plateformes pétrolières. Le Mexique est déjà confronté sur sa côte Pacifique à la menace de la tempête tropicale Henriette, qui devrait se transformer en ouragan avant de frapper la pointe de la péninsule de Basse-Californie mardi. A 12h gmt (14h à Paris) lundi, la tempête se trouvait à 365 kilomètres au sud/sud-est de cette zone. Avec des vents maximum de près de 110 km/h Henriette a déjà causé des inondations et des glissements de terrain qui ont fait six morts à Acapulco, dans l'ouest du Mexique. Félix et Henriette pourraient modifier leur trajectoire et les habitants de la région doivent donc rester vigilants même s'ils ne sont pas pour l'heure directement menacés. Les employés des plateformes pétrolières du Golfe du Mexique ont en particulier intérêt à suivre la progression de Félix, qui pourrait atteindre la zone d'ici la fin de la semaine.



Une dizaine de personnes ont été tuées dans la préfecture de Kpendjal, à environ 650 km au nord de Lomé, la capitale togolaise, à la suite de pluies diluviennes tombées ces derniers jours dans cette région du pays. Ces pluies incessantes ont causé de graves inondations et occasionné d'importants dégâts matériels. Les autorités n'ont publié aucune estimation chiffrée des dégâts matériels causés par ces intempéries. Plusieurs maisons ainsi que des écoles ont été détruites, tout comme plusieurs pistes rurales et des récoltes. Les régions du nord du Togo sont les plus arrosées avec de fortes pluies entraînant souvent des pertes en vies humaines.

Au moins 12 personnes ont péri  et 18 autres sont portées disparues au Guatemala depuis dimanche lorsque l'autobus dans lequel elles se trouvaient s'est renversé  en essayant de traverser un fleuve en crue après des pluies  torrentielles.  Tous les noyés sont des sympathisants du parti au pouvoir du  Guatemala, l'Union nationale pour l'espoir (UNE). Ils rentraient  d'une campagne de Gonzalo Cordeno, un candidat de l'UNE au poste  du maire de Jutiapa. L'autobus a essayé de traverser le fleuve Las Pilas, près de  la ville de Jutiapa, à 180km de la capitale Guatemala. Les pluies diluviennes ont fait déborder le fleuve, ont entraîné l'autobus sur plusieurs mètres avant de le renverser  complètement. Le bilan des morts pourrait s'alourdir car l'autobus  transportait plus de 30 personnes. L'accident s'est produit juste avant les élections générales  du Guatemala prévues pour dimanche prochain. Ces élections éliront le président, le vice-président et 332 responsables municipaux. 

Dimanche 2 septembre 2007

La saison des cyclones est déjà meurtrière dans l'Atlantique nord. La semaine dernière, Dean faisait dix-sept morts dans les Caraïbes et treize morts au Mexique. En cette fin de semaine, la tempête tropicale Henriette, qui a longé vendredi et samedi la côte Pacifique du Mexique, a tué six personnes dans le port touristique d'Acapulco. Elles ont été victimes, non des vents, mais des éboulements provoqués par les fortes pluies. Henriette s'est éloignée sans rien perdre de sa force : elle pourrait passer du stade de tempête à celui d'ouragan. Cependant, au Mexique même, les risques ne sont pas écartés. De nombreuses maisons précaires sont construites dans les faubourgs d'Acapulco, à flanc de colline, et sont particulièrement vulnérables en cas d'intempéries. Plus loin dans la mer des Caraïbes, une autre tempête menace au nord de Carupano, sur la côte du Venezuela : il s'agit de Felix, déjà classé dans la catégorie des ouragans avec des vents de 120 km/heure, et qui pourrait frapper l'île touristique d'Aruba. Egalement menacées au sein du groupe des Antilles néerlandaises : les îles Bonaire et Curaçao. Une alerte a été émise pour la côte nord du Venezuela ainsi que pour les îles des petites Antilles.


Le mont Parnon dans le Péloponnèse continuait de brûler dimanche pour le neuvième jour consécutif, mais les autres fronts dans la région étaient calmes et le feu sur l'île d'Eubée partiellement circonscrit. Sur le mont Parnon, au dessus de Sparte en Laconie, où aucun village n'était menacé, les pompiers ont déployé dès les premières lueurs du jour quatre avions et un hélicoptère. Deux autres avions et trois hélicoptères poursuivaient par ailleurs leur lutte contre le feu dans la région de Karytaina et Mégalopolis en Arcadie (centre), et en Messénie proche. Les trois fronts qui avançaient depuis neuf jours au centre de l'Eubée à Mistro et au sud de l'île sont partiellement circonscrits. D'autres feux, à Ioannina en Epire (ouest) et à Kilkis (nord) sont circonscrits, tandis qu'un nouvel incendie qui avait éclaté samedi dans la région d'Imathie dans le nord devrait être mis sous contrôle dans la journée. La météo prévoyait cependant une baisse sensible de la température. Elle devrait atteindre 32 degrés en Attique (la région d'Athènes) contre 40 degrés samedi. Les grands feux du Péloponnèse ont démarré le 24 août à l'issue d'une canicule, la troisième cet été en Grèce. Les incendies ont fait jusqu'à présent 63 morts et ravagé quelque 200.000 hectares de terrains.


Quelque 55 hectares de forêt et d'arbres fruitiers ont été détruits en Algérie par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche à Tzarifet, près de Tlemcen (ouest), à la frontière algéro-marocaine. Quelques dizaines d'habitants ont été évacués par mesure de précaution. L'incendie s'est déclaré samedi aux environs de 20H00 GMT et a connu un "pic" vers 23H00. Il a été éteint dimanche après-midi. La cause de ce départ de feu n'était pas encore déterminée. Plus de 550 hectares de forêts ont été ravagés par le feu dans la région de Tlemcen en une semaine. Depuis le début de l'été et jusqu'au 26 août, avant les grands incendies du 29 au 31, cette région, dont la superficie boisée est d'environ 217.000 hectares, avait enregistré la destruction par le feu de quelque 183 hectares de forêt. L'Algérie a connu ces derniers jours un embrasement de plusieurs de ses forêts du nord, à la suite d'une canicule exceptionnelle. Ces incendies ont fait au moins huit morts et détruit plus de 20.000 hectares d'arbres et de broussailles.

Jeudi 13 septembre 2007

Le cyclone Humberto a provoqué d'importants dégâts en s'abattant jeudi sur le Texas (sud), avant de s'affaiblir et de redevenir une tempête tropicale en touchant la Louisiane avec des vents maximum de 100 km/h. Il aurait fait au moins un mort mais cette information n'a pu être confirmée dans l'immédiat. Plus de 100.000 foyers seraient aussi privés d'électricité. Toits arrachés, murs éventrés, débris de maisons éparpillés, le cyclone Humberto a laissé sur son sillage d'importants dégâts dans la région de Houston, balayée par des pluies battantes et des vents violents quand l'ouragan a touché terre dans la nuit. Dans la région de Port-Arthur, les coupures d'électricité ont entraîné l'arrêt total d'une raffinerie de Valero et l'arrêt partiel d'une raffinerie de Total. Contre toute attente, Humberto était passé d'une tempête tropicale à un cyclone de force 1 (la plus faible sur une échelle qui en compte cinq), avant de quitter les eaux du golfe du Mexique tôt jeudi matin. Accompagné de vents de 135 kilomètres/heure, il a déversé de fortes pluies dans l'est du Texas avant de s'approcher des Etats voisins de Louisiane, Arkansas et Mississippi. Certaines zones ont été inondées. Toute la partie orientale des côtes du Texas, depuis l'est de High Island jusqu'à la ville de Cameron, en Louisiane, avait été placée en état d'alerte, et le gouverneur du Texas, Rick Perry, avait mobilisé six hélicoptères, 50 véhicules et 200 militaires pour mettre sur pied des équipes de recherche et de secours. Mais le cyclone s'est affaibli jeudi matin en traversant les terres et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents maximum de 100 km/h. La tempête est cependant toujours accompagnée de "vents destructeurs" près de son centre, et pourrait causer des tornades isolées sur son passage et des inondations sur la côte de Louisiane. A 15H00 GMT, l'oeil d'Humberto se trouvait à 125 km à l'ouest-nord-ouest de Lafayette, en Louisiane. Il se dirigeait vers le nord-est à 19 km/h. Il devait toucher l'Etat du Mississippi vendredi matin et l'Alabama vendredi soir. En Louisiane, où le souvenir est encore frais de la catastrophe causée en 2005 par le cyclone Katrina - près de 1.500 morts et des dizaines de milliards de dollars de dégâts -, le gouverneur Kathleen Blanco a déclaré l'état d'urgence et mis en garde contre le risque d'inondations. Parallèlement, les autorités ont annoncé la formation d'une nouvelle dépression tropicale - un début potentiel de cyclone - à 1.500 km à l'est des petites Antilles. Humberto était le troisième cyclone dans le golfe du Mexique cette saison. En août, Dean, de force 5, avait fait une trentaine de morts au Mexique et causé plus d'un milliard de dollars de dégâts.


Début septembre, Félix, également de force 5, avait ravagé des régions d'Amérique centrale, notamment au Nicaragua, faisant plus de 100 morts et 150.000 sinistrés.

La saison des cyclones dans l'Altantique s'étend de juin à novembre.

Vingt personnes sont mortes et 58 blessées dans la préfecture de Kpendjal au Togo (environ 650 km au nord de Lomé) à la suite de pluies diluviennes tombées ces derniers jours. Ces pluies incessantes ont détruit 22.000 cases et fait 34.000 sinistrés. Plus de 1.500 hectares de champs de cultures vivrières et 101 ponts et passerelles ont été détruits, ainsi que 46 écoles et collèges effondrés ou endommagés. Un précédent bilan avait fait état le 3 septembre d'une dizaine de morts. Le gouvernement a décidé de débloquer plus de 500 millions de francs CFA (762.245 euros) pour les opérations de secours, d'assistance et de réparation. Le gouvernement avait alors décrété un deuil national de trois jours. La France a envoyé la semaine dernière deux hélicoptères Puma de la force Licorne en Côte d'Ivoire pour participer aux secours. Les régions du nord du Togo sont les plus arrosées du pays.

Mardi 11 septembre 2007

Le passage d’une onde tropicale, dans la nuit de dimanche à lundi, a provoqué une panne générale d’électricité en Guadeloupe. La vigilance jaune a été décrétée. Les cours ont été suspendus et les établissements fermés pour la journée. Plus de trois semaines après le passage de l’ouragan Dean sur les Antilles, la Guadeloupe a connu lundi d’importantes intempéries, liées au passage d’une onde tropicale très active. Le phénomène était surveillé par Météo France mais les prévisionnistes ont reconnu qu’ils l’avaient sous-estimé. De fait, en quelques heures, entre 60 et 200 mm de précipitations ont été recueillis par Météo France. De même, de violents orages ont frappé les installations d’EDF, causant une panne générale d’électricité dans tout le département durant une à trois heures. En début de matinée, Jean-Jacques Brot, le préfet de région, et Alain Miossec, le recteur d'académie, ont décidé de suspendre les cours dans les établissements scolaires. Les parents ont été priés de récupérer leurs enfants. Dans le même temps, la panne générale d’électricité a affecté la distribution de l’eau courante. Des baisses de pression et des manques d’eau se sont fait ressentir dans plusieurs communes et dans les points hauts ou difficiles du réseau de la Générale des eaux. En milieu de journée, EDF avait pu rétablir la distribution de l’énergie électrique sur la quasi-totalité de son réseau. Un déficit de production de 40 MW était toutefois observé par le distributeur. Le retour à la normale s’est effectué de façon progressive dans le courant de l’après-midi à cause de la remise en route lente de la centrale bagasse-charbon du Moule (est de la Grande-Terre). La vigilance jaune devait être levée en début de soirée.


Des grêlons aussi grands que des balles de base ball, jusqu’à 3 cm de diamètre se sont abattus sur le Sud-Ouest de la Russie dans la région de Stavropol. L’orage accompagné de grêlons et d’une forte activité électrique a duré une vingtaine de minutes. Des lignes à haute tension ont été endommagées ainsi que de nombreuses récoltes, on ne compte plus le nombre de tôles de voitures abîmées, fenêtres brisées ainsi que les toitures endommagées par les grêlons (3000 maisons selon certaines sources). On déplore quelques personnes légèrement blessées.


Quelque trois millions de personnes supplémentaires ont été déplacées par les inondations dans l'Etat d'Assam, dans le nord-est de l'Inde, et des soldats ont été mobilisés pour secourir des milliers de victimes des crues. La situation s'est détériorée avec de nouvelles pluies depuis une semaine qui ont fait déborder les rivières et déplacé trois millions de personnes supplémentaires. Depuis juillet, les crues dans l'Assam ont déplacé dix millions de personnes et fait 60 morts, dont dix au cours de la dernière semaine. Plus de 9.000 villages ont été inondés, obligeant de nombreux habitants à quitter leur foyer. A la mi-août, les précipitations avaient baissé et le niveau du Brahmapoutre, principal fleuve de la région, et de ses affluents, avait reculé. Mais de fortes pluies depuis une semaine ont provoqué de nouvelles crues. A chaque période de mousson, qui dure de juin à septembre, l'Assam connaît des inondations. Les dernières grandes crues dans l'Etat en 2004 avaient fait plus de 200 morts. Depuis le début de la mousson cette année, plus de 2.200 personnes sont mortes en Inde dans des inondations ou des incidents liés à ces pluies intenses. 

 

Dimanche 9 septembre 2007

Les éboulements et glissements de terrain provoqués par les fortes pluies ont fait au moins 9 morts ces derniers jours au Népal. Un fourgon qui contenait 10 personnes a été emporté par les eaux d’un fleuve vers Routahat à 250 km au Sud de la capitale Katmandou, cinq des passagers ont été sauvés par des habitants. Quatre personnes ont quant à elles étaient enterrées dans une coulée de boue qui a eu lieu tôt dimanche matin dans le village de Sarankot situé à environ 200 km à l’Ouest de Katmandou, plusieurs maisons ont été enterrées.

Samedi 8 septembre 2007

La tempête subtropicale Gabrielle se dirigeait tôt samedi vers la côte est des Etats-Unis, où une alerte préventive a été diffusée pour la Caroline du Sud et la Caroline du Nord. A 12hGMT, la tempête était située à environ 450km au sud/sud-ouest de Cape Lookout, en Caroline du Nord, avec des vents soutenus de 72km/h. Elle se déplaçait vers l'ouest/nord-ouest à la vitesse de près de 19km/h, une allure qu'elle devrait conserver dans les prochaines 24 heures. Une alerte préventive a été émise pour certaines portions des côtes de Caroline du Sud et Caroline du Nord. Gabrielle pourrait toucher la côte sud de la Caroline du Nord d'ici dimanche matin.


Le typhon "Fitow", qui avait balayé Tokyo et sa région vendredi matin, s'est éloigné samedi de l'Archipel nippon après avoir fait au moins deux morts et plus de 80 blessés. "Fitow" (le nom d'une fleur de Micronésie), qui s'est transformé en dépression tropicale, est passé au-dessus du nord du Japon pour disparaître en mer d'Okhotsk, avec des pointes de vent de 72 km/h. Il se déplace vers le nord-est à 35 km/h. Le "typhon No 9" est l'un des plus puissants de ces dernières années au Japon. Il a fait au moins deux morts et 82 blessés. Deux SDF, emportés par une rivière en crue, sont portés disparus. Il est rare que la capitale du Japon, une des plus grandes villes du monde (20 millions d'habitants), soit directement frappée par un typhon. L'intensité de "Fitow" était légèrement inférieure à celle de "Tokage", le typhon le plus dévastateur à balayer le Japon en un quart de siècle en octobre 2004 et qui avait fait des dizaines de morts. Le Japon avait déjà été frappé en juillet et en août par des typhons qui ont fait des victimes et causé d'importants dégâts. Au Japon, la saison des intempéries (juin-octobre) compte en moyenne 28 typhons. Les typhons les plus dévastateurs de l'histoire contemporaine de l'Archipel ont eu lieu à Muroto en 1934 (3.000 morts) et dans la baie d'Ise en 1959 (5.000 morts).



La recherche des victimes du cyclone Felix et les opérations d'assistance aux dizaines de milliers de sinistrés continuaient vendredi le long du littoral caraïbe du Nicaragua, où des dizaines de cadavres ont déjà été repêchés. Le dernier bilan du cyclone s'élèvait à une centaine de morts, 120 disparus, quelque 50.000 sinistrés et 10.000 maisons détruites dans cette région côtière, essentiellement peuplée de communautés amérindiennes. Des équipes de secours, à bord de deux hélicoptères de l'armée américaine qui ont effectué plusieurs survols du territoire, ont indiqué vendredi avoir encore aperçu beaucoup de cadavres dans la mer. Depuis jeudi, les secours ont repêché plusieurs dizaines de corps d'Indiens Miskitos qui se sont noyés après avoir tenté d'échapper au cyclone à bord de fragiles embarcations de pêcheurs. Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a laissé entendre que le bilan allait encore s'alourdir dans la Région autonome de l'Atlantique Nord (RAAN), dévastée à 80% par Felix. Les secouristes rencontraient des difficultés pour atteindre les villages isolés dans cette région qui rend difficile une évaluation précise de l'impact de l'ouragan. Les secouristes, dirigés par la Commission gouvernementale de prévention des risques du Honduras (Copeco), se sont rendus dans la région de la Mosquitia (est), où ont déjà été repêchés une cinquantaine d'Amérindiens. Les autorités honduriennes ont également sollicité l'assistance d'un bateau américain qui se trouvait dans les eaux internationales. Le ministre de l'Agriculture Ariel Bucardo a annoncé un plan d'urgence de trois millions de dollars pour relancer la production agricole des Indiens Miskitos dans la région dévastée par les vents et les inondations. Au Honduras, près de 20.000 personnes se trouvaient encore isolées par les eaux à la suite des fortes pluies dans la région agricole et industrielle de la vallée de Sula (nord), la plus prospère du pays. Une vingtaine de localités étaient concernées et le maire de l'une d'entre elles a lancé un appel à l'aide au gouvernement, afin de porter assistance à cette population. Environ 2.800 personnes se trouvaient encore dans des abris vendredi après les évacuations préventives effectuées face à la menace de crues des rivières Ulua et Chamelecon. A Tegucigalpa, de fortes précipitations ont causé jeudi soir la mort d'une personne, tandis que la plupart des habitants évacués ont retrouvé leur foyer.

Jeudi 20 septembre 2007

Au moins six personnes ont été tuées en Slovénie suite à des violents orages ayant engendré des inondations et des glissements de terrain. Le Premier ministre Janez Jansa qui devait se rendre jeudi après-midi dans la région, la plus affectée, de Gorenjska (environ 60 km au nord de Ljubljana). Il s'agit d'une véritable catastrophe, et les dégâts, encore difficiles à chiffrer, dépasseront probablement 0,3 pc du produit national brut. Vendredi a été décrétée journée de deuil national. Les pluies, d'une violence inhabituelle, ont été les pires enregistrées en trente ans en Slovénie. Des torrents d'eau et de boue ont emporté des centaines de voitures et détruit plus de 350 maisons.

Plus d'un million de personnes dans 17 pays ont été affectées par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l'Afrique cet été, inondant des villes entières. Au total, on dénombre au moins 200 morts et des centaines de milliers de déplacés. En Ouganda, l'état d'urgence a été décrété jeudi dans les zones les plus affectées par les inondations. Vingt-et-une personnes au total ont péri depuis le mois d'août dans le pays, l'un des plus touchés par les intempéries. Les travailleurs humanitaires tentent d'atteindre des villages ougandais coupés du reste du monde et les Nations unies ont affrété un hélicoptère afin d'acheminer des approvisionnements d'urgence vers les secteurs où les inondations ont rendu les routes impraticables, alors que pèse la menace de pénuries alimentaires et de foyers épidémiques. Dans l'est de l'Ouganda, 150.000 personnes ont perdu leur foyer depuis début août. Et 300.000 autres, surtout des petits paysans, ont perdu leurs moyens de subsistance à cause des intempéries, qui devraient s'aggraver au cours des prochaines semaines. Soroti (est), à 325 kilomètres de la capitale Kampala, est quasiment paralysée. Par temps sec, les routes de la ville sont défoncées mais praticables et les champs de maïs et de coton jalonnent le paysage. Mais les inondations ont détruit chaussées et cultures en pleine période de récolte. Des agents de la circulation sont postés le long des routes, exhortant les automobilistes à rebrousser chemin. Les bicyclettes sont couvertes de boue. Des habitants fuient leurs habitations inondées à bord de canoës. En Somalie, le ministre de l'Intérieur Mohamed Mohamud Guled a annoncé cette semaine que le sud du pays faisait face à une catastrophe humanitaire à cause des inondations qui ont frappé les exploitations agricoles et détruit les récoltes. Les rivières de la région ont commencé à déborder fin août après de fortes pluies dans l'Ethiopie voisine. En Afrique de l'Ouest, le Ghana a été particulièrement touché. Trois régions du nord ont été déclarées zones de catastrophe naturelle, des villes et villages entiers s'étant retrouvés sous les eaux. Les fortes pluies qui se sont abattues sur le pays entre juillet et août ont fait au moins 32 morts et 250.000 déplacés. 

La tempête tropicale Ivo s'est transformée jeudi en cyclone, et devrait se diriger vers la péninsule mexicaine de Basse Californie.  L'information a été révélé par le Centre national des ouragans, basé à Miami. A 11h00 heure française, Ivo était à 800 km au sud de la péninsule et devait se diriger vers le nord-est. Le 4 septembre, le cyclone Henriette avait frappé les côtes de la péninsule méxicaine, causant des inondations et des ruptures d'alimentation électrique.

 

 

Mardi 18 septembre 2007

Les violents orages de grêle qui ont frappé lundi l'Albigeois et une partie du Carmausin n'ont duré que quelques minutes mais ont causé beaucoup de dégâts. En témoignent les 2000 dossiers de sinistres qui avaient déjà été déposés mardi matin par des particuliers... Outre les toitures ravagées et la chute d'un câble électrique sur l'autoroute A68, le centre commercial Leclerc du Sequestre, à l'entrée ouest d'Albi, a été évacué, la verrière menaçant fortement de s'effondrer. Le toit d'un autre magasin, proche, a également été endommagé de même que celui de la Mutualité tarnaise, en centre-ville. De nombreuses voitures ont été détériorées sur des parkings. Sur le parc d'attractions Cap'Découverte, 400 mètres carré de toiture se sont envolés. En outre, 13 écoles ont eu leurs vitres brisées et de nombreux établissements industriels de la région d'Albi ont subi des dégâts. Enfin, un arbre a été déraciné sur la RN88 à la hauteur de Sainte-Gemme, dans le secteur de Carmaux. Dans le Tarn-et-Garonne, les orages ont provoqué le début d'incendie d'une maison à Montaigu-de-Quercy tandis qu'un tracteur agricole et un compteur électrique ont pris feu respectivement à Moissac et Saint-Nauphary, à l'est de Montauban. Dans ce département, les pompiers ont aussi dû intervenir à de nombreuses reprises pour assécher des caves. La circulation des TGV et TER a également été temporairement perturbée dans les Pyrénées-Atlantiques, notamment sur la ligne Tarbes-Paris entre Pau et Dax, en raison d'un "incident caténaire" survenu après un orage.  Lundi après-midi, 163 passagers d'une rame TGV assurant la liaison Tarbes-Paris avaient été transférés dans une autre rame et ce sont finalement 340 passagers de deux TGV qui ont subi des retards allant jusqu'à trois heures et demie. Le trafic TER a été quant à lui assuré par une flotte d'autocars. 

Le département de Saône-et-Loire avait été judicieusement placé en alerte orange par Météo France. Les précipitations d'eau se sont avérées importantes sur certains secteurs de la Saône-et-Loire. En fin d'après-midi, ce sont principalement les secteurs de Mâcon, Matour, Crèches-sur-Saône et Cuiseaux, dans le Sud du département, qui avaient été affectés par les orages, avec une dizaine d'interventions, essentiellement pour des épuisements. Dans la soirée et dans le début de nuit, un autre passage orageux a nécessité une vingtaine de sorties des sapeurs pompiers, dans les secteurs de Gueugnon, Montceau-les-Minbes, Givry et Pierre-de-Bresse. Les sapeurs pompiers ont procédé à des épuisements et à des bâchages de toitures, en raison de quelques grosses rafales de vent.

Des chutes de pluie de forte intensité se sont abattues en fin d'après-midi de dimanche sur le chef-lieu de la wilaya de Aïn Defla et sur une grande partie des communes de Mekhatria et Arib (nord de Aïn Defla), causant des dégâts importants à de nombreuses habitations ainsi qu'aux terres agricoles. La circulation routière était, quant à elle, perturbée dans les ruelles du chef-lieu de Aïn Defla, d'autant que l'eau a envahi la chaussée et s'est infiltrée dans de nombreux magasins.  La forte intensité des précipitations qui, heureusement, n'ont pas trop duré, a provoqué des inondations dans plusieurs quartiers de la ville. Des inondations ont été signalées au niveau des cités suivantes : Khiat, Cité 250 logements, Choual, Chauhada ainsi que dans d'autres quartiers et ce, particulièrement dans les habitations.  Les éléments de la Protection sont intervenus aussi dans une école primaire à Aïn Defla pour faire évacuer l'eau qui a atteint 50 centimètres de hauteur. Au niveau de la commune de Mekhatria, 13 habitations ont été inondées au niveau de la cité Hmadchia, causant des dégâts superficiels aux habitants ainsi qu'aux terres agricoles de cette région. Oued Bda, relevant de la commune de Arib, a été touché aussi par ces intempéries qui ont engendré des dégâts matériels.

Le typhon Wipha, avec des vents atteignant 173 km/h, a commencé mardi à balayer le nord-est de Taïwan. Il devrait toucher la capitale Taipei où des vols ont déjà été annulés et les écoles ainsi que la Bourse ont été fermées. A 08h00 locales (02h00 suisses), la dépression était localisée à 200 km au nord-est de Taïwan, où la côte est déjà balayée par des vents de 173 km/h. Aucune victime ni dégât matériel majeur n'avait été signalé dans l'immédiat mais des vols internationaux vers Tokyo et Osaka (Japon) ainsi que des vols intérieurs ont été annulés. Whipha avance à une vitesse de 20 km/h et devrait atteindre les régions du nord-est, y compris Taipei, où les écoles et les bureaux ont été fermées. Sur la côte, les habitants ont été appelés à se prémunir des possibles inondations qui pourraient résulter des fortes vagues annoncées. La Bourse de Taipei a également été fermée. Quelque 200.000 personnes vivant dans des zones exposées de Shanghai ont par ailleurs été évacuées mardi dans des abris provisoires en prévision de l'arrivée du typhon. Wipha a été classé en catégorie quatre, ce qui signifie qu'il est accompagné de vents d'une vitesse maximum de 250 km/h. Les météorologues prévoient qu'après avoir balayé Taiwan, il se dirigera vers la côte est de la Chine, en direction de Shanghai, ville de plus de 14 millions d'habitants, avant de repartir vers la mer en direction de la péninsule coréenne.

 

 

Lundi 17 septembre 2007

Les premières neiges sont tombées durant le week (15 et 16 Septembre) dans le sud de la Norvège. Un léger manteau blanc a recouvert les montagnes de la région de Gudbrandsdal mais aussi les vallées de Hedmark et de Oppland. On relevait même une couche de 10 cm dans les villages de Venabygd, Ringebufjellet, Dovre et Strynefjell, obligeant les équipes des travaux publics à ressortir les chasses-neige. Cette neige relativement inattendue dans les secteurs les plus bas a provoqué quelques accidents. La neige est un phénomène relativement peu commun en septembre dans le sud de la Norvège.

La tempête tropicale Ingrid n’est plus. Le phénomène s’est dissipé aux premières heures de lundi 17. Il avait été baptisé dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 suite au développement de la dépression tropicale n°8. La dépression tropicale Ingrid s'est dissipée vers 5 heures (heure locale) lundi 17 au nord-est des Petites Antilles. Le phénomène n'est plus suivi. Reste qu’en Guadeloupe, les résidus de la tempête ont entraîné d’importantes précipitations tout au long de la matinée de lundi 17. Ingrid était la huitième tempête de la saison. Dans le même temps, une vaste onde, très désorganisée, se rapproche des Petites Antilles. Elle se trouvait lundi 17 vers midi §heure locale) à plus de 1500 Km à l'est de l'arc Antillais.


Le typhon Nari, 12ème typhon de cette année frappant la Chine, est en train de perdre de sa puissance et de quitter l'Est de la Chine. Nari, accompagné de vents violents d'une vitesse de 144 km/h au niveau de son oeil, a été localisé à 31,5 degrés de latitude Nord et 126,4 degrés de longitude Est et se dirigeait vers le nord-est à une vitesse de 20 à 25 km/h à 02H00 du matin. Avec l'affaiblissement de son influence en Chine, les remorqueurs dans la ville de Wenzhou dans la province du Zhejiang, se sont mis en route après une interdiction de pêche de trois mois. Mais le bureau météorologique local a averti que les pêcheurs devaient prêter une attention particulière au chemin du typhon.

 

Samedi 15 septembre 2007

C’est encore la catastrophe sur le continent noir. Les pluies diluviennes ont fait pas moins de 200 morts ces dernières semaines en Afrique. 19 pays du "Berceau de l’Humanité" sont concernés. Des milliers d’hectares de champs ont été endommagés pas les précipitations. La presse burkinabé parle par exemple d’une vingtaine de morts et près de 7000 hectares de champs dévastés par les pluies diluviennes, sans compter le bétail qui en pâtit. Selon certains organismes internationaux, dont l’Onu, en plus de ces morts, au moins 1 million de sinistrés directs ou indirects ont été identifiés. Commencées au mois de juillet dernier, les intempéries ont touché, rappelons-le, selon toujours ces organismes, 19 pays. Les pays les plus touchés sont entre autres le Soudan (64 morts et 500000 sinistrés) et l’Ethiopie (au moins 180000 sinistrés) à l’Est, mais aussi le Ghana en Afrique de l’Ouest, où la presse nationale a fait état de 18 morts. S’exprimant sur la chaîne d’information continue France 24, Mme Elisabeth Byrs, porte-parole de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu, a qualifié ces intempéries de "catastrophe sans précédent" qui aurait été "un record historique jamais vu depuis 30 ans". Les secours ont été organisés ça et là spontanément par les populations mais également par les gouvernements concernés par la catastrophe continentale et leurs différents partenaires. Au Togo, par exemple, où un communiqué gouvernemental a fait état, jeudi, de 20 morts, 34.000 sinistrés dont 58 blessés à Kpendjal, localité située à 650 Km au nord de Lomé, l’Etat a décidé de débloquer 500 millions de francs Cfa, soit un peu plus de 800000 Dollars Us, dans le cadre des secours. Certains gouvernements ont dû lancer des appels à l’aide internationale. Car, l’on craint fortement des épidémies humaines et animales. 

La tempête tropicale Ingrid se trouvait au-dessus de l'océan Atlantique samedi matin, ne posant aucune menace. A 9hGMT, le centre d'Ingrid était situé à environ 925 km à l'est des Petites Antilles, dans les Caraïbes. La tempête avançait vers l'ouest/nord-ouest à la vitesse de 16 km/h. Elle devrait poursuivre sur le même rythme au cours des 24 prochaines heures. Jeudi, Ingrid est devenue la neuvième tempête de la saison des ouragans dans l'Atlantique. Les spécialistes s'attendent à ce que l'année 2007 soit plus chargée que la moyenne, avec la formation de 16 tempêtes tropicales, dont neuf deviendront des ouragans. L'an dernier, dix tempêtes s'étaient formées dans l'Atlantique.
Le très puissant typhon "Nari", accompagné de pointes de vent de 252 km/h, a frappé des îles du sud du Japon, en mer de Chine orientale. Deux personnes ont été légèrement blessées. "Nari" ("nénuphar" en coréen) se trouvait en début de soirée à 350 kilomètres au nord-ouest de l'île d'Amami-Oshima. Il se déplace en direction du nord à 20 km/h. Les habitants du sud de l'Archipel ont été mis en garde contre les pluies torrentielles et les vents violents. Au moins deux personnes ont été légèrement blessées par des bris de vitre sur l'île de Kume, dans le département d'Okinawa. Il s'agit du onzième typhon de la saison (juin-octobre) qui en compte en moyenne 28.

Vendredi 28 septembre 2007

Au moins 69 personnes sont mortes depuis début septembre dans l'est de l'Inde dans des accidents liés à de nouvelles pluies de mousson, des intempéries qui avaient déjà fait 2.200 tués dans tout le pays depuis début juin. La situation est la plus critique dans l'Etat de l'Orissa (est) où 40 personnes sont mortes et deux millions de gens sont sinistrés. La facture s'élève déjà à 275 millions de dollars. Dans l'Etat voisin du Bengale occidental, les fortes pluies et les divers incidents qu'elles ont provoqués (noyades, électrocutions, effondrements de bâtiments, morsures de serpents) ont tué 29 habitants et détruit 200.000 logements. Cette année, l'Inde a déjà été particulièrement meurtrie par la première vague de pluies de mousson entre début juin et début septembre, avec plus de 2.200 morts et des dizaines de millions de personnes sinistrées. Au Bangladesh voisin, depuis début juin, plus d'un millier de gens ont péri, 2,5 millions de personnes ont dû fuir les terres submergées.

Démunis face aux inondations catastrophiques frappant près de la moitié des pays africains, des centaines de milliers de sinistrés plaçaient leur espoir vendredi dans une aide qui tarde à venir, renforçant les menaces d'épidémies, notamment de choléra. Le bilan humain - plus de 350 morts depuis juillet - des pluies diluviennes qui s'abattent des côtes de l'Atlantique à celles de l'océan Indien s'alourdit de jour en jour et reste partiel. De nombreuses régions inondées sont très difficiles d'accès et les moyens de communications y sont rares, que ce soit au Soudan - où le nombre de sinistrés est évalué à 625.000 par l'ONU - ou encore en Ouganda. La Croix-rouge nigériane a ainsi revu à la hausse son bilan des morts, le faisant passer de 24 à 64. Situation similaire au Togo voisin, où le bilan des pluies diluviennes tombées ces derniers jours dans le nord est passé de 20 à 23 morts. En Algérie également, le bilan est passé de 13 à 16 morts dans les intempéries qui ont touché plusieurs régions du nord du pays en fin de semaine dernière. Les dégâts matériels - routes et ponts emportés, cultures détruites, logements noyés sous les eaux - s'annoncent considérables. L'Algérie, bien moins touchée que d'autres pays du continent, estime que les pluies ont fait plus de 21 millions d'euros (29,5 millions USD) de dégâts. Au Togo, des milliers d'hectares de champs de cultures vivrières et plus de 29.400 cases ont été détruites. Pour les sinistrés, ces dégâts ont une autre conséquence immédiate : ils retardent l'acheminement de l'aide. En Ouganda, où 400.000 personnes sont affectées par les inondations, les intempéries paralysent le trafic routier et des centaines de poids-lourds ravitaillant d'ordinaire le sud du Soudan ont dû emprunter des itinéraires beaucoup plus long. Dans des régions où le choléra est parfois endémique, des premiers cas liés aux inondations ont également été signalés, faisant craindre de possibles épidémies. Au Rwanda, deux malades ont été recensés dans deux districts de l'ouest du pays touchés il y a deux semaines par les intempéries. Au Soudan, le pays le plus touché par les inondations, 68 décès dus au choléra ont été signalés. Pour lutter contre les épidémies, particulièrement de paludisme, l'Union européenne a accordé environ deux millions d'euros au Togo, au Ghana et au Burkina Faso. Ces inondations catastrophiques sont probablement la conséquence du phénomène climatique "La Niña" de refroidissement des eaux de l'océan Pacifique, qui provoque notamment un temps particulièrement pluvieux en Afrique.


 

Mercredi 26 septembre 2007

Une dépression tropicale s’est formée mardi dans le sud-ouest du Golfe du Mexique, mais elle ne semble pas menacer les Etats-Unis et les installations pétrolières et de gaz naturel du Mexique. La dépression tropicale, qui selon les modèles informatiques ne devrait pas se transformer en ouragan, était situé à 300 kilomètres à l’est de Tampico au Mexique à environ 18h EDT. La plupart des modèles informatiques utilisés pour prévoir les trajectoires et les intensités des tempêtes tropicales indiquaient que la dépression tropicale en question se dirigerait vers le centre du Mexique après tourné sans but pendant quelques jours. Les vents maximums de la dépression tropicale ont atteint les 45 km/h. Si les vents de la dépression tropicale atteignaient la force de ceux d’une tempête tropicale (soit 63 km/h), la tempête tropicale serait baptisée Lorenzo. Cela pourrait se produire mercredi. Une surveillance des tempêtes tropicales pourraient être nécessaires pour certaines parties de la côte du Golfe du Mexique ce soir. Une surveillance signifie que les conditions nécessaires à une tempête tropicale peuvent être attendus dans les 36 heures à venir. Les météorologues surveillent également la tempête tropicale Karen, la onzième tempête tropicale nommée de la saison 2007 des ouragans dans l’Océan Atlantique. La tempête tropicale Karen tourbillonnait dans l’Océan Atlantique mardi, et alors que certains modèles informatiques prévoyaient qu’elle se transformerait en ouragan, la tempête tropicale Karen ne devrait menacer aucun territoire. La tempête tropicale Karen était située à près de 2440 kilomètres à l’est des Iles du Vent dans les Antilles, à 1500 GMT mardi après s’être formée plus tôt dans la matinée. Ses vents maximums soufflaient à 65 km/h et Karen se déplaçait en direction de l’ouest/nord-ouest à près de 24 km/h. Elle devait tourner en direction du nord avant d’atteindre les Petites Antilles. Alors que deux modèles informatiques utilisés pour prévoir la trajectoire et l’intensité des ouragans indiquaient que Karen pourrait atteindre l’intensité d’un ouragan avec des vents soutenus soufflant à 119 km/h, le Centre National des Ouragans a déclaré que les conditions climatiques dans la trajectoire de la tempête ne semblaient pas justifier ces prévisions informatiques. La saison des ouragans 2007 dans l’Océan Atlantique, qui dure jusqu’au 30 Novembre, a généré trois ouragans jusqu’à présent, dont deux ouragans de catégorie maximum sur l’échelle Saffir-Simpsons (catégorie 5).


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a mis en garde mercredi contre une "possible crise" alimentaire en Afrique occidentale et orientale où les cultures ont été ravagées par des pluies torrentielles. En Ouganda, où les récoltes promettaient d'être abondantes, la plupart des plantations ont été dévastées par les eaux. Au Soudan, les inondations ne sont pas rares, mais, cette année, les pluies sont arrivées avec un mois d'avance, prenant au dépourvu de nombreuses communautés. Les pires inondations depuis plus de 30 ans touchent 22 pays du continent africain d'ouest en est où elles ont causé la mort d'au moins 300 personnes et affecté plus de 1,5 million de personnes. L'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a assuré mardi mobiliser toutes ses ressources pour aider les pays frappés par les inondations. La FAO estime qu'environ 12 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux communautés agricoles en Afrique de l'Ouest et en Afrique orientale.

Quelque 1.071 ont trouvé la mort au Bangladesh depuis juillet dernier suite aux inondations. Les inondations ont fait 15 nouveaux morts au cours de ces dernières 24 heures. Les inondations engendrées par des pluies diluviennes ont touché 46 des 64 districts du pays depuis fin juillet, faisant plus de 16 millions de sinistrés. Ces inondations ont également endommagé plus de 2 millions de maisons et causé des pertes économiques estimées à des centaines de millions de dollars.

 

Mardi 25 septembre 2007

La dépression tropicale n°12 s'est renforcée dans la nuit de lundi 24 à mardi 25. Elle est devenue la tempête tropicale Karen. Le phénomène demeure en plein Atlantique et ne pose pour le moment pas de danger. L’activité demeure très forte en Atlantique. En début de journée de mardi 25, la tempête tropicale Karen était centrée par 10.4 °N et 38.0 °O, soit 2520 Km à l'est des Petites Antilles. Le phénomène se déplace vers l'ouest nord-ouest à 26 Km/h. Une tendance qui devrait se maintenir durant les prochaines 24 heures. Les vents maximaux au centre étaient de 65 Km/h avec des rafales plus fortes. Les vents de force tempête s'étendaient jusqu'à 75 Km du centre. Karen devrait poursuivre son renforcement durant les prochaines 24 heures. Par ailleurs, la vigilance jaune reste en vigueur pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Une onde tropicale traverse l’arc antillais. Le phénomène, qui s’était désorganisé dans la nuit de lundi 24 à mardi 25, devrait reprendre de l’activité dans le courant de la journée. Des risques d’inondations et de foudroiement sont toujours possibles. Plus de 40 mm de pluie ont été relevés en Martinique lundi 24 en 3 heures et 10 à 15 mm en Guadeloupe. Le cumul des précipitations attendues mardi 25 est de l’ordre de 50 à 70 mm, voire plus en montagne. En Guadeloupe, la distribution de l’énergie électrique a été interrompue dans certaines communes mardi 25 suite à des passages orageux de fortes intensités. Des inondations commençait à être observé par ailleurs.


Les intempéries ont encore frappé dimanche et lundi dans quelques régions d'Algérie, mais, contrairement au week-end dernier, ces fortes précipitations n’ont heureusement pas fait de victimes. Ainsi, le nouveau bilan arrêté lundi fait état d’une personne toujours portée disparue dans la wilaya d’Aïn Defla, sérieusement touchée par les intempéries. La personne disparue a été emportée, dimanche dernier, par les eaux de l’oued Zhara. Plusieurs autres interventions ont été effectuées depuis dans différentes autres wilayas pour le sauvetage de personnes en détresse par les éléments de la Protection civile. Une dizaine de personnes au point d’être emportées par les eaux ont été sauvées par les sapeurs-pompiers. À Tizi Ouzou, les éléments de la Protection civile sont intervenus dans deux opérations dont une suite à l’effondrement d’un mur à Draâ Ben Khedda. À Msila, où le nombre des morts a été le plus lourd durant le week-end dernier, dix-neuf personnes ont failli périr dans les communes d’Ouled Madhi et Maârif suite aux inondations. À Djelfa, trois personnes ont été secourues suite à l’effondrement d’un pont au niveau de la commune d’Aïn Oussara. En outre, plusieurs routes demeurent coupées à la circulation, selon la Gendarmerie nationale qui fait état de la fermeture de cinq routes, dont quatre nationales, dans les wilayas de Médéa, Msila et Djelfa. A Médéa, la RN40 reliant Boughezoul à M’sila est toujours coupée à la circulation à cause des inondations de la chaussée.

 

Lundi 24 septembre 2007

Le bilan des intempéries en Algérie s’est alourdi et au moins seize personnes ont été tuées à travers les wilayas de Bouira, M’sila et Aïn Defla. Dans la wilaya de Bouira (nord de l’Algérie), deux personnes ont été tuées et une troisième a été grièvement blessée, dans la soirée de samedi, suite à l’effondrement d’un mur de la mosquée « Ibn Taimia », dans la cité El-Wasfaa à Sour El-Ghozlane. L’effondrement du mur, provoqué par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’ensemble de la wilaya de Bouira, s’est produit aux environs de 21h50, moment où les fidèles accomplissaient les prières surérogatoires. Dans la wilaya de Aïn Defla, le chemin de wilaya n°1, reliant Djelida et Bordj Emir Khaled, à hauteur de Oued Djalbia, est coupé à la circulation à cause du débordement de l’oued en question. Dans la même wilaya, le chemin de wilaya n°12, reliant Miliana et Aïn Torki, à hauteur de la zone de Aïn Namous (commune de Aïn Torki), est aussi coupé à la circulation suite à l’inondation de la chaussée. Trois personnes sont mortes noyées au cours de ces intempéries à Aïn Defla. Les victimes sont un homme âgé de 56 ans emporté par le torrent à Oued Rihane (Miliana), une fillette de 7 ans à Djellida et un sexagénaire emportés par les eaux. Dans la wilaya de Médéa, la circulation automobile sur certains axes du réseau routier reste « très difficile », après les fortes chutes de pluie enregistrées dans la région au cours des dernières 48 heures. Cette difficulté est ressentie notamment au sud et à l’est de la wilaya de Médéa où des perturbations dans le trafic routier vers et à partir de ces régions ont été signalées. La wilaya de Sétif n’a pas été épargnée par les crues. En effet, au moins neuf hectares de plantes maraîchères ont été détruits et d’importants dégâts matériels enregistrés dans la commune de Beïda Bordj (W. de Sétif) à la suite des inondations survenues dans la nuit de vendredi à samedi dans la région. Le niveau des crues a atteint une hauteur de deux mètres, notamment dans le chef-lieu de commune et les mechtas avoisinantes telles que Ouled Tamen, Ouled Litim et Ouled Si Lekhel. De nombreux habitants, de crainte de la montée des eaux, se sont réfugiés sur les toits de leurs habitations.

Les autorités mettent en garde la population d’une dizaine de provinces cambodgiennes contre les risques d’inondation, de fortes pluies étant prévues ces prochains jours. Le ministère des Ressources hydrauliques et de la météorologie a mis en garde samedi 22 septembre contre les risques d’inondation. Suivant la situation climatique et celle du niveau de l’eau du Mékong, prière aux habitants de la région des Cardamomes, des habitants du bassin de la rivière de Prèk Thnot, de la province de Kampong Speu, sur la nationale 4, de la province de Kampong Chhnang, Pursat, Battambang, des provinces de Rattanak Kiri, Mondul Kiri, Preah Vihear, et celles autour du Mékong : Stung Treng, Kratie et Kampong Cham, de surveiller les risques d’inondation. Le message précise que le royaume est en train de subir les effets d’une basse pression, et d’une dépression située au Nord des Philippines.« Bien qu’il fasse soleil depuis peu, il risque de pleuvoir encore dans les jours à venir. Il est souhaitable que les villageois fassent attention », indique Mao Hak, directeur du département d’Hydrologie. Le Cambodge a connu d’importantes inondations causées par la pluie, en août dernier. Les provinces de Rattanak Kiri, Steung Treng, Preah Vihear et Kampong Thom avaient subi d’importants dommages. Ces intempéries ont fait trois victimes, provoqué l’inondation de 30 000 hectares de rizières, et endommagé plusieurs routes, coupées. Le gouvernement a évalué le total des dégâts à quelques dix millions de dollars.

Le bilan des sinistrés des inondations qui frappent l'Afrique s'est alourdi en Ethiopie, au Niger et au Soudan, trois pays où ils sont désormais près de 800.000. Vingt-deux pays d'Afrique de l'ouest, du centre et de l'est sont touchés depuis juillet par des pluies diluviennes qui ont fait plus d'un million et demi de sinistrés. Parmi les pays les plus sévèrement touchés, OCHA cite le Burkina Faso, le Ghana, le Niger, le Mali, le Togo, le Soudan, l'Ouganda et l'Ethiopie. En Ethiopie, de nouvelles précipitations ont touché la région de Gambella (ouest, frontalière du Soudan), inondant les villages et les champs. Pour la deuxième fois depuis le début de la saison des pluies, la ville de Gambella a été inondée. Les populations dont l'économie est directement liée à la rivière et celles qui possèdent du bétail, incapable de se nourrir dans les prés inondés, sont durement touchées par la catastrophe. Elle affecte désormais 226.000 personnes en Ethiopie, dont 70.860 déplacés. Au Soudan, 100.000 nouveaux sinistrés ont été recensés, portant le bilan total à 500.000, selon OCHA. Le centre du pays, et notamment la région du Sud Kordotan, à l'est du Darfour, est particulièrement touchée, avec 20 morts. En outre, au moins 15.000 maisons ont été détruites ou endommagées, laissant plus de 30.000 sans abris. L'appel d'urgence de 20 millions de dollars lancé fin août pour une aide aux victimes des inondations au Soudan a été boudé par les donateurs. Un million de dollars seulement a été récolté. Au Niger, où les inondations continuent, on dénombre désormais 48.542 sinistrés.

Afficher la suite de cette page
 
 



Créer un site
Créer un site