Date de(s) évènement(s):
Du 21 Décembre 2006 au 21 Mars 2007
Département(s) concernés: Le Monde
Type: Grande Douceur Hivernale
Classe: Aucune
Les rapports sont classés, en différentes classes:
classe1: phénomène moyennement violent
classe2: phénomène violent
classe3: phénomène très violent
classe4: phénomène dévastateur
1- L'hiver 2006/2007 a été le plus doux en France depuis 1950, date du début des relevés météorologiques homologués sur le territoire. Ce constat avait déja été établi pour l'Automne 2006.
Avec une température moyenne supérieure de 2.1°C à la normale (établie entre 1971 et 2000), l'hiver 2006/2007 se situe donc au premier rang des hivers les plus doux observés en France durant la période 1950-2007. Il devance ainsi d'un dixième de degrès les hivers 1989/1990 et 1974/1975 (+2.0° au-dessus de la moyenne). Ce sont en particulier les mois de janvier et de février qui ont été remarquablement doux, dépassant de 3°C les moyennes saisonnières.
Cet hiver remarquablement doux fait suite à un automne 2006 exceptionnellement chaud, jamais observé au cours de la période 1950/2006, et sans doute même jamais vécu depuis plusieurs siècles.
Sans augurer de la tendance pour les prochains mois, compte-tenu de cet hiver remarquablement doux, il est possible que l'ensemble de la moyenne des températures de l'année 2007 soit nettement au-dessus des normales, avec une possibilité que ce soit , au final, l'une des années les plus chaudes jamais enregistré même en l'absence de forte chaleur estivale.
2 - Et ailleurs...
La ville de Tokyo a connu le premier hiver sans neige de son histoire, aucun flocon n’étant encore tombé sur la capitale au 28 février, date officielle de la fin de l’hiver au Japon. C’est le premier hiver sans neige observé à Tokyo depuis que les relevés météorologiques ont commencé à être archivés en 1876. « Le phénomène El Nino pourrait être une cause. Une autre théorie est que le flux saisonnier vers le sud des masses d’air froid des régions arctiques a été faible et irrégulier ». « C’est un raccourci un peu hâtif que de relier çela au réchauffement climatique mondial. Mais ce qui est sûr, c’est que l’hiver a été très doux ». Les prévisions météo laissent entrevoir la possibilité de neiges tardives, en raison de l’arrivée prévue de masses d’air froid vers la mi-mars. Des chutes de neige pourraient même se produire après la floraison des cerisiers, auxquels les Japonais vouent un véritable culte
3- Sécheresse en France: situation préoccupante mais en voie d'amélioration avec les pluies actuelles:
La sécheresse persiste en France. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a souligné jeudi 28 février que "la situation hydrologique est préoccupante" avec "une pluviométrie en dessous de la normale", en particulier dans les Pyrénées et le Languedoc-Roussillon.
Lors du Comité national de suivi des effets de la sécheresse sur la ressource en eau, Mme Olin a constaté qu'à la "fin janvier, le déficit en pluies efficaces était de plus de 70% sur la moitié du pays, et le débit des cours d'eau était de 50% inférieur à la normale sur la moitié sud de la France", précise un communiqué du ministère.
"La pluviométrie moyenne depuis le début de l'année hydrologique (septembre 2006 à mars 2007) est légèrement en-dessous de la normale, à l'exception des Pyrénées et du Languedoc-Roussillon où le déficit est plus important", indique le ministère. "La situation est comparable à celle de 2005, sauf pour la Bretagne et les Pays de la Loire, et de nouvelles régions sont concernées comme le couloir rhodanien ou la Corse".
Depuis ce bilan, signalons que le régime des précipitations est redevenu normal voire excédentaire sur les régions concernées, en particulier le Midi-Toulousain et le Haut-Languedoc, où l'on a enregistré en quelques jours (fin février-début mars) des cumuls de 30 à 50 mm d'eau, soit presque l'équivalent d'un mois normal. Compte-tenu de la situation perturbée qui semble devoir se poursuivre, le déficit latent pourrait se combler, d'autant plus que la période actuelle est idéale pour la recharge des nappes phréatiques. En revanche, le manque de neige en montagne pyrénéenne ainsi que sur le Massif-Central est plus inquiétant: les eaux de fonte, particulièrement utile pour recharger les lacs et barrages, seront donc déficitaires cette année.