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Octobre 2007: Températures proches des normales, toujours un manque de pluie significatif et un ensoleillement très bon!

Lundi 8 octobre 2007

Plusieurs villes d'Haïti ont été inondées durant le week end suite aux intempéries dues à la présence d’un centre de basse pression non loin de l’île. Les responsables du Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) n’étaient pas en mesure de publier un bilan définitif des dégâts enregistrés, mais soulignaient que des régions au Nord comme au sud étaient inondées. Dans le sud, les villes des Cayes, Torbeck, Cavaillon, Ile-a- Vaches, Saint Jean du sud ; dans l’artibonite, Gonaives et Gros Morne ; dans le Nord, L’Acul du Nord ; dans le Nord-Est, Baie de Henne, dans le Nord Ouest, Jean Rabel et dans l’Ouest Tabarre et La Gonave étaient frappées par des rivières en crues.  Le directeur exécutif du Secrétariat Permanent de la Gestion des Risques et Désastres, Dieufort Délorges a indiqué que plusieurs équipes de secouristes ont été dépêchées sur les lieux en vue de porter assistance aux victimes.  Aux Gonaïves, plusieurs centaines de maisons ont été inondées et plus de 250 familles ont été placées dans des abris provisoires.  En ce qui a trait au retard pour l’acheminement de l’aide aux victimes, M. Délorges révèle que la première tranche de l’aide financière du gouvernement aux différentes communes s’est révélé insuffisante. Il souligne que le gouvernement avait décaissé 5 millions de gourdes en faveur des victimes des inondations dans le département du sud la semaine dernière.  Le député des Cayes, David Geneste, avait lancé un appel pressant aux Gouvernement pour apporter une assistance immédiate aux victimes des inondations. Selon le parlementaire qui a effectué une visite d’évaluation dans la région vendredi et samedi, la situation est très critique après environ 5 jours d’averses.  Le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, qui a réalisé une visite d’évaluation aux Gonaïves, hier, a affirmé qu’un fonds d’urgence sera débloqué pour venir en aide aux sinistrés. " Il y aura un minimum de dédommagement pour les victimes et des travaux pour colmater les brèches à partir des fonds du trésor public", dit-il tout en annonçant le curage des canalisations de la ville. Des pluies torrentielles et des vents violents se sont abattus mercredi soir sur le centre du Viêtnam au passage du typhon Lekima, faisant plusieurs victimes et arrachant les toits des maisons. Cinq personnes ont été tuées avant et pendant la tempête. Des toits ont été arrachés et de nombreux villages sont privés d'électricité mais on ne connait pas encore toute l'étendue des dégâts. Le typhon a perdu en puissance en traversant la province de Quang Binh, dans le centre du Viêtnam, et se dirige désormais vers le Laos. Les autorités avaient mis en garde les habitants de plusieurs provinces contre le risque de glissements de terrain et d'inondations éclair.

De violents typhons se sont abbatus, ces derniers jours, sur le Vietnam et la Chine, faisant une cinquantaine de morts et provoquant d'importants dégâts. Au Vietnam, les pluies torrentielles et les vents violents provoqués par le typhon Lekima ont plus particulièrement touché les provinces du centre du pays. 67 personnes ont été tuées ou ont disparu ces derniers jours. Après avoir fait cinq morts à Taiwan, le typhon Krosa a lui ravagé, dimanche, les côtes sud-est la Chine continentale, conduisant à l'évacuation de près d'un million et demi de personnes. D'abord classé en catégorie 4 – la plus forte pour les typhons –, il s'est ensuite affaibli pour être rétrogradé au rang de tempête tropicale par les autorités locales.

Mardi 9 octobre 2007

Les dernières inondations, enregistrées en Haiti ces deux derniers jours, ont occasionné la mort de deux personnes et fait un disparu. Ce nouveau bilan annoncé par le bureau de la protection civile est loin d'être définitif; il continue à pleuvoir donc l'accès à certains endroits du pays pour une évaluation complète de la situation est difficile. Les prévisions météorologiques font état toujours de la présence d'une zone de basse pression dans les Caraïbes qui pourrait entrainer des intempéries en Haiti pendant les prochaines 48 heures. Le gouvernement haitien a décaissé Cinq millions de gourdes en faveur des habitants, en particulier des familles sinistrées du département du sud. Des populations de plusieurs autres régions affectées dont l'Artibonite, le Nord et Jean Rabel, pressent les autorites haitiennes de leur venir en aide.

La tempête tropicale Krosa, initialement classée dans la catégorie des typhons, s'est dissipée lundi soir dans le sud-est de la Chine, où elle a fait plus de 1 milliard $ US de dégâts. La tempête n'a toutefois fait aucune victime en Chine. Elle a conduit les autorités à évacuer près de 1,6 million de personnes dans les provinces du Fujian et du Zhejiang, au sud de Shanghai, où inondations et éboulements de terrain ont été signalés. Krosa et le typhon Lekima, qui ont frappé l'Asie depuis mercredi, ont fait au moins 60 morts, dont 55 au Vietnam et 5 à Taïwan.

Jeudi 11 octobre 2007

Les intempéries persistent sur Haïti. Les départements du Sud, de la Grand’anse, de l’Artibonite et du Nord’est sont les plus touchés par les averses qui se sont abattues sur les pays ces cinq derniers jours. Les pertes en vies humaines et matérielles sont assez lourdes. Huit personnes ont perdu la vie dont deux à Cabaret, 500 maisons sont détruites et presqu’autant endommagées. 442 personnes ont été accueillies dans des abris provisoires et 4472 familles sont sinistrées. Dans la région de Cabaret, 6.000 personnes ont été déplacées car leurs maisons sont soit détruites, soit endommagées. Dans les départements du Sud, de l’Artibonite, du Nord’est, de la Grand’anse et dans la commune de Cabaret des routes sont impraticables et certaines régions sont complètement coupées du reste du pays. Des plantations sont également détruites. Le gouvernement a débloqué environ 20 millions de gourdes pour venir en aide aux populations sinistrées mais les parlementaires ne cessent de réclamer des mesures durables pour prévenir les catastrophes de ce genre et éviter de si grandes pertes. Pour la plupart d’entre eux, il est inconcevable que le pays dispose d’une cellulle de gestion de désastre mais d’aucune structure de prévention. Ils reprochent également aux autorités concernées de ne pas curer les ravines à l’approche de la saison des pluies afin de prévenir ou tout au moins de diminuer les risques d’innondation. Même si le soleil fait de timides apparitions depuis jeudi matin, l’alerte est maintenue sur tout le pays.  

La 15e dépression tropicale de la saison s'est formée jeudi au-dessus de l'océan Atlantique. A 3hGMT, la tempête se trouvait à 1.384 km à l'est des Bermudes. Accompagnée par des rafales de vent de 56km/h, elle se déplaçait vers l'est/nord-est à la vitesse de 24km/h. La dépression ne devrait pas se renforcer dans les prochaines 24 heures.

Une tempête de neige a frappé mercredi la région du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine. Cette région est pastorale, un berger a été retrouvé mort gelé, 15 autres ont été secourus. La neige est arrivée plus tôt et en plus grande quantité que l'année dernière, dans quelques secteurs le manteau neigeux atteint déjà un mètre.

Vendredi 12 octobre 2007

Vingt-trois corps ont été découverts jeudi à Cabaret, près de Port-au-Prince, portant à plus de 45 le nombre des décès ces derniers jours en Haïti dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes. A Cabaret, localité située à 35 kilomètres de la capitale, ce bilan de 23 morts est encore provisoire. Il y a une dizaine de personnes portées disparues. D'autres victimes ont été dénombrées dans plusieurs villes haïtiennes où de fortes chutes de pluie depuis plus d'une semaine ont provoqué de nombreux dégâts. Le bilan provisoire des victimes s'élèverait au total à plus de 45 morts dans l'ensemble du pays. A Cabaret, une dizaine de quartiers sont sous les eaux et plus de 6.000 personnes avaient dû abandonner leurs maisons complètement inondées. Jeudi, un hélicoptère de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) a survolé le village inondé de Zoranger, à dix kilomètres à l'est de Port-au-Prince. Certains témoins ont fait état de 13 corps retrouvés dans les décombres de maisons détruites dans cette localité par les pluies diluviennes. Plusieurs milliers de familles sont sinistrées en Haïti et des centaines de maisons sont détruites ou endommagées dans diverses régions du pays. La capitale a été épargnée. Dans le pays, des routes sont coupées et embourbées, et de nombreuses plantations ont été détruites par les eaux. Le gouvernement a débloqué une aide financière pour venir en aide aux sinistrés et de la nourriture et des lits ont été envoyés vers les zones sinistrées. Dix millions de gourdes (environ 300.000 dollars) ont été débloqués pour des aides de première urgence. L'ONU a indiqué être à la disposition du gouvernement. La Minustah compte 7.500 militaires et un millier de policiers, ainsi que des moyens héliportés. Vendredi, de nouvelles missions de reconnaissance devaient être effectuées par hélicoptères et par voies terrestres, avec le concours de cadres de la protection civile haïtienne. Les inondations en Haïti, fréquentes lors de la période des cyclones dans les Caraïbes, sont favorisées par un déboisement anarchique, dû à l'abattage de bois utilisé par les familles pauvres, qui a laissé le paysage à nu. Cette situation provoque régulièrement des appels au gouvernement à décréter "l'état d'urgence" pour Haïti en matière d'environnement.


L'Administration nationale de  météorologie (ANM) de Roumanie a émis jeudi un avertissement code jaune, valable sur tout le territoire de la Roumanie.  Il s'agit d'un refroidissement accentué du temps,  intensification du vent, giboulées et chutes de neige du 13 au 15 octobre. Les températures baisseront  à  partir de vendredi et elles seront, jusqu'à  lundi, de 8 à  10  degrés C inférieures à  leurs valeurs normales pour cette période.  Le vent s'intensifiera dans toutes les régions et il pourra atteindre 70-80 km/h dans le sud et l'est du pays. La vitesse du  vent dépassera les 100 km/h en montagne, où il y aura aussi des  tempêtes de neige.

Mercredi 17 octobre 2007

Les inondations qui ont frappé l'Afrique de l'ouest depuis juillet ont fait plus de 210 morts et affecté plus de 785.000 personnes. Ces bilans se basent sur des données gouvernementales et humanitaires. Ces inondations catastrophiques, les pires depuis 30 ans, ont frappé plus largement près de la moitié des pays africains et ont fait au total plus de 350 morts et des centaines de milliers de sinistrés. Les pays les plus touchés sont le Nigeria (68 morts, 50.000 habitants affectés), le Ghana (56 morts et 332.000 affectés), le Burkina Faso (46 morts et 92.970 affectés) et le Togo (23 morts, 120.000 affectés dont 11.483 déplacés). Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) se sont mis d'accord il y a deux ans pour mettre en place à Bamako un dépôt d'urgence pour les biens non alimentaires (tentes, bidons, systèmes de purification d'eau, etc.). Ce genre de matériel est pour l'instant centralisé dans des entrepôts de l'Onu à Brindisi (Italie). 

Dimanche 21 octobre 2007

De fréquentes averses de pluies orageuses accompagnées parfois de grêle et de rafales de vent affectent 18 wilayas du nord du pays  depuis samedi soir. Ces intempéries qui persisteront aujourd’hui, interviennent suite à l’arrivée d’une perturbation active sur les régions de  l’est du pays, précise-t-on de même source, ajoutant qu’elles toucheront les wilayas de Tizi Ouzou, Bouira, Bejaïa, Jijel, Skikda, El Tarf, Bordj Bou-Arréridj,  Sétif, Mila, Constantine, Guelma, Souk Ahras, Oum El Bouaghi, Khenchela, Batna,  M’sila et Tébessa. Les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement les 30 mm.

La tempête tropicale Kiko s'est intensifiée samedi le long de la côte Pacifique du Mexique où les intempéries ont causé la veille un naufrage faisant au moins onze victimes. Le naufrage d'une embarcation transportant vraisemblablement des immigrés illégaux en provenance d'Amérique centrale s'est produit au large des côtes de l'Etat d'Oaxaca. onze corps ont été repêchés et deux survivants ont été retrouvés, une douzaine de personnes étant portées disparues dans cette zone difficile d'accès. Le drame s'est produit dans l'isthme de Tehuantepec, un itinéraire habituellement emprunté par des immigrants illégaux vers les Etats-Unis. La tempête Kiko devrait toutefois s'éloigner progressivement des côtes mexicaines. La tempête, qui se trouvait dans la matinée à 250 km du littoral mexicain, va poursuivre son déplacement actuel, en s'éloignant peu à peu des côtes. Dans l'Etat du Chiapas, également sur la côte est du Pacifique, une personne, qui a chuté d'un pont, est morte noyée, entraînée par le courant. Quatre états de l'ouest mexicain (Jalisco, Colima, Michoacán et la Basse Californie du sud) ont été également été placés en alerte préventive à l'approche de la tempête, accompagnée de fortes précipitations et de rafales de vent atteignant 120 km/h.

Lundi 22 octobre 2007

En Egypte, les habitants de la banlieue ouest, dans la commune de Mansourah (400 logements, Bouhanek, Haï-Nedjma), se souviendront longtemps de cette soirée du vendredi où en l’espace d’un quart d’heure tout a basculé. Si on ne dénote aucun décès pour l’instant, les habitations ainsi que les champs ont été dévastés par la grêle et la boue charriée par des trombes d’eau qui n’ont rien épargné sur leur passage. Encore une fois, la nature a mis à nu les défaillances des pouvoirs publics et pendant très longtemps, la sécheresse a caché des insuffisances. A la cité Haï-El-Badr, située en bas relief, des 400 logements, on a évité le pire, la route s’est transformée subitement en un fleuve charriant tout sur son passage. Une famille entière a été sauvée in extrémis par les voisins. Devant ce sinistre, les habitants sont restés piégés dans leurs domiciles dans l’attente des secours. D’ailleurs, le maire de Mansourah et le chef de daïra ont sillonné, pendant toute la nuit, tous les quartiers touchés par ce sinistre pour évaluer la situation et les mesures d’urgence. On ne le répétera jamais assez, ça fait plus de 15 ans que le même scénario se répète et aucune mesure n’a été prise, notamment au niveau du campus du biomédical, c’est un véritable lac qui se forme et qui paralyse toute la circulation. Il faudrait des jonques chinoises pour passer de l’autre côté. Du coup, c’est une population de 15 000 habitants qui reste isolée et on imagine les conséquences si ces intempéries avaient duré toute la nuit. A relever que la route qui passe par le lycée Bouhanek, du côté sud de la cité militaire, est plutôt une piste qui favorise la retenue des eaux d’autant plus qu’il n’y a aucun avaloir pour l’évacuation des eaux pluviales. C’est la même chose pour la cité Haï-El- Badr où rien n’a été fait pour éviter les inondations des maisons. On ne sait plus qui est le responsable devant pareille situation et dire que les habitants de cette cité ont payé cher leurs lots de terrain auprès de l’agence foncière. Au lendemain de cette tornade, la banlieue ouest d’Imama ressemble à des marécages où toute trace de bitume a disparu. Les responsables de l’urbanisme ainsi que l’agence foncière (l’AFIT) doivent intervenir pour mettre fin à cette gabegie qui fait des habitants de cette localité des citoyens de seconde zone.

Mercredi 24 octobre 2007

Jamais dans son histoire la Californie n'avait connu une telle opération d'évacuation : plus de 560.000 habitants avaient déjà reçu l'ordre mercredi de quitter leur domicile, de Los Angeles à la frontière mexicaine, en raison de la progression inexorable des flammes attisées par des vents incessants. Le président George W. Bush doit visiter jeudi la région sinistrée. Il a annoncé mercredi avoir signé une déclaration de catastrophe naturelle majeure pour la Californie, au moment où, au quatrième jour des incendies, les autorités du comté de San Diego estimaient à au moins 1 milliard de dollars (704,33 millions d'euros) les dégâts causés aux propriétés privées. La quinzaine d'incendies qui fait rage simultanément à travers le sud de la Californie depuis dimanche a déjà fait un mort et plus de 45 blessés, dont 21 pompiers. Les autorités médicales ont fait état de quatre autres décès liés indirectement à ces sinistres. Au-delà du bilan humain, ce sont plus de 1.300 maisons qui ont été détruites et près de 1.660km2 (166.000 hectares) de territoire qui ont été ravagés par les flammes. Les incendies menaçaient quelque 68.000 autres maisons. Alors que les pompiers s'avouaient vaincus sur de nombreux fronts et en étaient réduits à éviter l'apparition de nouveaux foyers, le président Bush a décrété des mesures d'urgence pour les sept comtés les plus touchés, ce qui devrait accélérer l'aide fédérale. Les autorités californiennes ont sollicité l'aide des services de secours et incendie d'autres Etats. M. Schwarzenegger avait déjà décrété l'état d'urgence dans les sept comtés concernés par l'aide fédérale d'urgence. Il a également mis 1.500 hommes de la Garde nationale de Californie à disposition des autorités, le maire de San Diego Jerry Sanders expliquant que leurs principales tâches consisteraient à empêcher les pilleurs de sévir et aider à évacuer la population. Pour sa part, le Pentagone a dépêché des soldats, des équipements de lutte contre les incendies et des fournitures humanitaires pour aider les autorités de Californie. Une conjonction de trois facteurs météorologiques est à l'origine de ces incendies incontrôlables : des températures dépassant les 32 degrés Celsius au plus chaud de la journée, des terrains secs et des vents soufflant à plus de 95 km/h en rafales dans les montagnes et canyons voisins. Selon les prévisions météorologiques, les vents venus du désert californien devaient commencer à perdre de leur vigueur à partir de mercredi en fin d'après-midi, et les températures commencer à décliner sous l'effet de brises marines plus fraîches. La situation est particulièrement difficile dans le comté de San Diego, près de la frontière mexicaine, où les autorités ont ordonné l'évacuation de 346.000 foyers. Au total, ce sont plus de 560.000 personnes qui ont reçu un ordre d'évacuation dans les différents comtés touchés. Les pompiers, qui ont perdu un temps précieux en tentant de convaincre des propriétaires réticents de quitter leur domicile, n'ont pu lutter contre les flammes alors que des vents violents éparpillaient des braises, déclenchant de nouveaux foyers. Les autorités évoquaient la piste criminelle dans au moins un des incendies, dans le comté d'Orange, alors que celui de Malibu pourrait avoir été déclenché par des lignes électriques tombées à terre. Un autre incendie a été causé par un feu de voiture. Dans la région de Malibu, très prisée par les célébrités, Mel Gibson et Victoria Principal ont notamment dû fuir.


Des pluies diluviennes, mêlées de vents violents, qui se sont abattues sur le nord de Bujumbura dans la soirée de lundi, ont causé la mort d`une personne et des dégâts matériels considérables, dont 762 bâtiments d’habitation entièrement détruits ou partiellement endommagés. Un bilan d'un mort et six blessés a été établi dans le quartier de Kinama, le plus touché par les intempéries. La zone sinistrée s’inonde facilement aux premières gouttes de pluie, faute de canalisation des eaux pluviales. D’un autre côté, les habitations en matériaux non durables résistent difficilement aux fortes pluies et vents violents, comme cela a été encore le cas dans la soirée de lundi. Des démarches ont été déjà prises avec les partenaires sociaux pour aider au relogement temporaire des sinistrés. Le retour en force des pluies fait craindre des inondations semblables à celles de l’année dernière, qui avaient privé de logement plus de 10.000 ménages dans la seule ville de Bujumbura qui manque de moyens de défense suffisants pour absorber toutes les eaux provenant des montagnes et cernant de partout la capitale burundaise perdue dans une cuvette.

Jeudi 25 octobre 2007

Dix-huit employés mexicains travaillant sur une plate-forme pétrolière ont péri en tentant de fuir une tempête mercredi dans le golfe de Campeche. Sept autres personnes sont portées disparues dans une mer démontée avec des vagues atteignant les six mètres. Des vagues énormes ont déferlé tard mardi soir sur la plate-forme de forage Usumacinta, provoquant sa collision avec une plate-forme voisine sur le gisement off-shore de Kab, dans le sud-est du golfe du Mexique. Les employés ont pris la fuite à bord de canots de sauvetages, mais l'on pense que certains d'entre eux se soient noyés en tombant à la mer. La compagnie pétrolière nationale Pemex a indiqué que 61 personnes avaient pu être secourues.Ce drame est l'un des pires dans l'histoire de la compagnie. Les intempéries ont provoqué la fermeture des trois principaux ports pétroliers du Mexique, Dos Bocas, Cayo Arcas et Coatzacoalcos, ce qui fait chuter les livraisons de brut assurées à partir de là.

Le bilan des victimes des incendies a été porté jeudi à cinq morts en Californie (ouest), où le président George W. Bush est arrivé dans la matinée pour inspecter la zone des sinistres. Les plus de 10.000 pompiers qui luttent depuis cinq jours contre la quinzaine de feux toujours actifs dans tout le sud de l'Etat ont profité de conditions météorologiques plus clémentes depuis mercredi. Ils ont enregistré de premiers succès sur le terrain, où 1.400 maisons et 1.820 km2 sont partis en fumée depuis dimanche. Dans la région de Los Angeles, les soldats du feu ont circonscrit deux foyers, respectivement à 100 et 70%. Ces incendies ont parcouru 365 km2 à eux seuls. Les efforts des pompiers se concentraient jeudi dans le sud de l'Etat, autour de San Diego où 500.000 personnes ont été évacuées au plus fort de la "tempête de flammes" qui s'est abattue sur la région et a provoqué pour plus d'un milliard de dollars de dégâts aux bâtiments. Dans cette zone proche de la frontière mexicaine, six feux restaient très actifs et aucun n'était maîtrisé à plus de 20%. Si des milliers de personnes ont été autorisées à rentrer chez elles, plus de 45.000 maisons restaient menacées jeudi par les flammes en Californie. Le plus important des incendies de la région de San Diego a détruit près de 800 km2 et rayé de la carte des quartiers entiers, notamment dans la localité de Rancho Bernardo où des habitants effondrés ont retrouvé leurs maisons rasées. C'est dans la ville voisine de Poway que la police a découvert deux corps dans une maison calcinée, portant le bilan des victimes à cinq morts. Les deux adultes, un homme et une femme, étaient portés disparus après avoir apparemment refusé d'évacuer leur maison quand la ligne de flammes approchait. En ce qui concerne les personnes déplacées, seules quelques centaines d'entre elles restaient présentes jeudi matin au stade Qualcomm de San Diego, l'un des centres d'hébergement d'urgence réquisitionnés par les autorités et qui avait accueilli lundi jusqu'à 20.000 personnes évacuées, selon des médias locaux. Deux autres foyers restaient préoccupants pour les soldats du feu, toujours épaulés par des dizaines d'avions et d'hélicoptères. Près de la ville d'Irvine, dans le comté d'Orange, entre Los Angeles et San Diego, un millier de pompiers tentaient de prendre l'avantage sur un feu d'origine criminelle qui a dévasté près de 90 km2 de collines et n'était plus maîtrisé qu'à 30% jeudi, contre 50% annoncés la veille. Plus de 1.500 soldats du feu étaient aussi affectés à la lutte contre deux incendies dans la région montagneuse de San Bernardino, à près de 200 km à l'est de Los Angeles, où 300 résidences et 45 km2 de forêts de résineux ont brûlé. George W. Bush a signé mercredi un décret déclarant la Californie du Sud zone de "catastrophe majeure", ce qui va permettre d'allouer des fonds fédéraux pour aider les victimes et financer la reconstruction des infrastructures. Les sinistres sont déjà parmi les plus graves qu'ait connus l'Etat, où fin 2003, au moins 22 personnes avaient été tuées par des feux qui avaient détruit 3.000 habitations et dévasté quelque 3.000 km2.

Vendredi 26 octobre 2007

Le nombre de victimes dans les incendies qui ont ravagé la Californie au cours des derniers jours s'élève à 12 morts et des dizaines de blessés. Jeudi soir, quatre corps carbonisés ont été découverts dans les montagnes de l'est du comté de San Diego, à trois kilomètres de la frontière avec le Mexique, ce qui porte à douze le nombre de personnes décédées dans ces incendies de forêt. On déplore 18 blessés parmi les pompiers et 50 parmi la population locale. Près d'un million de personnes ont été évacuées. 1.600 km2 de terrain sont partis en fumée. Les événements se sont précipités dimanche, lorsqu'un nouveau foyer d'incendie s'est déclaré près de Los Angeles, dévastant une immense superficie en seulement 24 heures. Le feu n'a pas épargné Malibu, lieu de prédilection des vedettes de cinéma américaines. Le château de Kashan, un monument local appartenant à Lilly Lawrence, fille d'un ancien ministre iranien du Pétrole, a été dévasté par les flammes. Les dégâts sont évalués à 10 millions de dollars. Dans le comté de Los Angeles, les principaux foyers ont été circonscrits, alors que la situation dans le comté de San Diego, où plus de 1.500 hectares ont été consumés par le feu, reste préoccupante. Jeudi, le président américain George W. Bush, en visite en Californie pour évaluer la situation sur le terrain et examiner avec les autorités locales les mesures à prendre au niveau fédéral et local, a déclaré le sud de l'Etat zone de catastrophe naturelle avant d'ordonner l'intensification de l'aide fédérale dans la lutte contre le feu. Le département américain de la Défense a dépêché sur place des brigades de pompiers et des camions. Le Pentagone a également envoyé des hélicoptères, dont l'usage est pour l'instant restreint en raison du fort vent qui balaie la zone. Près de 7.000 personnes participent à la lutte contre les feux de forêt en Californie, dont 2.300 prisonniers purgeant leur peine dans des établissements pénitentiaires californiens. D'après les versions les plus plausibles, les incendies seraient dus à une rupture des lignes de haute tension, mais pourraient également être d'origine criminelle.


Au moins 30 personnes sont mortes et une centaine ont été blessées dans des inondations provoquées par des pluies torrentielles à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Les autorités ont indiqué que le bilan des victimes pourrait être revu à la hausse car les secours n'ont pas encore été en mesure d'entrer dans des maisons «sous l'eau» de nombreux quartiers inondés. La pluie s'est abattue jeudi et aux premières heures de vendredi sur la ville. Le premier ministre Antoine Gizenga a, en l'absence du président Joseph Kabila en visite aux États-Unis, mis sur pied un comité de crise. D'après le porte-parole de la Croix Rouge de la République démocratique du Congo, Alphonse Mulowayi, quelque 1500 familles, soit environ 10 500 personnes, sont sinistrées à la suite de ces inondations. Outre Kinshasa, les pluies diluviennes ont causé trois jours auparavant des dégâts dans les provinces du Sud-Kivu et du Katanga.

Les conditions météorologiques demeurent favorables à de fortes pluies sur l’île d’Haïti, notamment sur l’ensemble des dix départements géographiques de la république d’Haïti pour le dernier week-end d’octobre 2007. Ce vendredi 26, mais surtout les samedi 27 et dimanche 28 octobre 2007, des averses importantes sont attendues sur l’île d’Haïti en raison d’une large zone de basse pression centrée sur Porto Rico. Les dix départements géographiques d’Haïti risquent de connaître éboulements, glissements de terrain ainsi que des inondations. De concert avec le service maritime et de navigation d’Haïti (Semanah), le Spgrd maintient une interdiction d’opérations de cabotage, les vendredi 26 et samedi 27 octobre, sur toute la côte Nord d’Haïti où une mer très agitée peut susciter des vagues violentes, de 6 à 8 pieds de haut ce vendredi, pour augmenter jusqu’à 15 pieds dans la soirée du même jour. Il pleuvait depuis la matinée de ce vendredi sur certaines communes du département du Nord. C’est sous la pluie et sur des chemins vicinaux fortement détrempés et boueux que des centaines d’entre eux ont laissé leurs sections pour se rendre dans d’autres localités en vue d’entreprendre des activités paysannes. Parallèlement, les instances étatiques demandent aux marins de ne pas s’aventurer en haute mer ce vendredi 26 et ce samedi 27 octobre au Golfe de la Gônave, en face de la capitale Port-au-Prince, où la mer pourrait devenir agitée. Les mêmes recommandations sont faites aux marins de la zone côtière Sud et du canal de la Jamaïque, où des averses orageuses sont attendues dans la soirée du 26 octobre ainsi que samedi 27 et dimanche 28 octobre. Déjà, des inondations ont été enregistrées à la suite de pluies diluviennes dans la soirée du jeudi 25 octobre en différents secteurs de zone métropolitaine de la capitale haïtienne.

Une petite tornade a frappé ce vendredi la petite ville de Dunoon (qui se situe à 10 km de Lismore) en Australie. Les débris soulevés par la tornade ont frappé une station électrique provoquant une explosion et la coupure du courant dans plusieurs petits villages. L'orage qui a donné naissance à cette tornade a provoqué des chutes de grêle dans la région.

Samedi 27 octobre 2007

Trente et une personnes ont été tuées et une centaine blessées à la suite des fortes pluies qui se sont abattues en fin de semaine à Kinshasa. Un précédent bilan gouvernemental faisait état vendredi d'une centaine de blessés et de 30 personnes tuées par noyade, par l'éboulement de murs, par électrocution ou par la foudre dans plusieurs communes de Kinshasa, une mégapole de plus de 6 millions d'habitants. Les pluies de jeudi et vendredi ont été particulièrement dévastatrices dans les communes de l'est et du sud-ouest de la capitale, où des routes ont été coupées, des ponts emportés et où les murs de nombreuses maisons se sont écroulés. Pratiquement tous les cours d'eau de Kinshasa sont sortis de leur lit et ont envahi des cultures maraîchères. De nombreuses habitations sont inondées et des dizaines de véhicules ensevelis sous des coulées de boue. Au cours d'une nouvelle réunion samedi de la cellule de crise regroupant ministères et gouvernorat de Kinshasa, il a été décidé que la ville de Kinshasa prendrait en charge les victimes (aide d'urgence, relogement) et que le gouvernement s'occuperait de la réhabilitation des infrastructures détruites ou endommagées. Samedi, le gouvernorat a diligenté des équipes pour commencer à déblayer des amas de boue, de branchages et de pierres, pour dégager les principaux axes routiers dans l'est et le sud-ouest de la capitale.

Lundi 29 octobre 2007

Des pluies torrentielles se sont abattues lundi sur la République dominicaine au passage de la tempête tropicale Noel, faisant au moins une dizaine de morts et de nombreux disparus. Une alerte rouge a été lancée pour six provinces ainsi que pour la capitale Saint-Domingue. La 14e tempête de la saison 2007 des ouragans a déversé entre 25 et 50 centimètres de précipitations sur l'île d'Hispaniola en mer des Caraïbes, qui est partagée entre la Républicaine dominicaine et Haïti. Dans certaines zones, il pourrait y avoir près de 80 centimètres de pluies. A Bonao, à 90 km au nord de Saint-Domingue, au moins cinq personnes sont mortes dans les inondations et plusieurs autres sont portées disparues. La Commission nationale dominicaine des situations d'urgence a également fait état de cinq morts à San Jose de Ocoa, à 135 km au nord de la capitale, et les médias recensent deux victimes à Saint-Domingue.


La 16ème dépression tropicale de la saison est devenue dimanche la tempête tropicale Baptisée «Noël» et se trouve à environ 200 kilomètres de Port-au-Prince. Le centre de la tempête tropicale Noël a été localisé en début d’après-midi dimanche à 16.5 degré de latitude nord et 71.8 degré de longitude ouest soit à environ 235 km au sud sud-est de Port-au-Prince, Haïti. «Noël» se déplace en direction nord-nord-ouest à 8 km/h. Il est prévu qu’elle continuera dans cette même direction pour les prochaines 24 heures ce qui mettra le centre tout près ou sur la péninsule sud ce soir. Les vents soufflent à 85 km/h. Les vents de tempête soufflent dans un rayon de 185 km par rapport au centre. La pression centrale est estimée à 996 hpa. Ce système possède une forte capacité pluviométrique et des hauteurs de pluie d’environ 400 mm sont prévues sur les hauts reliefs et jusqu’à 200 mm en plaine. La phase d’alerte 2 a été lancée par les autorités face aux menaces des pluies diluviennes avec risques d’éboulements, de glissements de terrain et d’inondations exceptionnelles pour les départements du Sud-est, du sud, de la grand-Anse, des Nippes, de l’ouest, du Centre, de l’Artibonite, et le niveau d’ intensité Orange ou modérée pour le Nord-est, Nord et Nord-ouest. Les responsables ont annoncé la suspension des vols en provenance et à destination de Port-au-Prince et de toute la presqu’île du sud à compter de ce dimanche jusqu’ à lundi soir et aussi l’interdiction des opérations de cabotage dans les eaux territoriales du sud jusqu'à nouvel ordre.

Mercredi 31 octobre 2007

En Algérie, quatre personnes ont trouvé la mort mardi, suite aux intempéries qui ont touché les régions de l’ouest et du centre du pays, alors que plusieurs routes nationales sont restées fermées à la circulation tout au long de la journée.  Jusqu’à mardi matin, les services de la Protection civile ont effectué 1.577 interventions à travers le territoire national. Parmi les quatre victimes, on en compte deux à M’sila, emportées par les crues des oueds Sidi Lakhdar et Kouidet Thaalab. Dans la wilaya de Laghouat, un sexagénaire a péri sous la toiture de son étable qui s’est effondrée alors qu’il tentait de secourir un troupeau de bétail. La quatrième victime a par ailleurs été emportée par les eaux en furie de Oued Besbès, dans la commune de Sidi-Naamane (Médéa). Le corps de la victime, un ouvrier de la région, a été repêché quelques heures plus tard non loin du lieu du drame. Ces intempéries qui ont touché d’autres wilayas du pays, à l’instar de Aïn Témouchent, M’sila, Blida, Béchar, Tizi-Ouzou et Bouira ont causé la coupure de plusieurs routes à la circulation, telles la route N°18 de Aïn Larbaa (Aïn Témouchent) qui a été dégagée par la suite, la RN 12 (la région d’El-Kseur) et la RN 1 à hauteur du pont de la Chiffa, en raison d’un éboulement. Les services de la Protection civile ont procédé à l’évacuation des eaux de pluies qui ont inondé plusieurs habitations dans la wilaya de Tizi-Ouzou (village de Boukhalfa), un centre professionnel dans la daïra de Bechloul (Bouira) atteint par les crues de l’Oued Ighzar, outre les cas enregistrés dans plusieurs daïras de la wilaya de Mascara. Au nord-est du pays, des pluies abondantes ont été enregistrées depuis la nuit d’avant-hier même si aucune incidence particulière n’a été enregistrée sur le niveau des cours d’eau, ni sur les liaisons routières. Alternant avec de timides éclaircies, les précipitations ont affecté de manière inégale, jusqu’à la mi-journée d’hier, les wilayas de Bordj Bou-Aréridj, Sétif, Mila, Jijel, Skikda et Constantine. Par ailleurs, les précipitations enregistrées dans les wilayas de l’extrême ouest du pays, n’ont pas engendré de pertes humaines ou dégâts matériels importants, même si des crues d’oueds ont été à l’origine d’importantes perturbations de la circulation notamment à Tlemcen. Les services de la Protection civile ont effectué près de 32 interventions au niveau des quartiers concernés où des habitations ont été évacuées et leurs occupants mis à l’abri. A Sebdou, les crues de l’oued « Kasdir », dans la commune d’El-Aricha, ont emporté deux véhicules légers et deux camions dont les occupants ont été secourus par une intervention rapide des sapeurs-pompiers. A Sidi Bel-Abbès, la montée des eaux de « la Mekerra » n’a pas entraîné de débordement ou des crues de l’oued, a souligné la Protection civile. Dans la wilaya de Aïn Témouchent, la Protection civile a déployé un plan d’urgence devant l’importance des précipitations qui ont atteint plus de 80 mm. Dans la même wilaya, on signale notamment l’évacuation de 11 familles, dont les habitations ont été inondées. Les sinistrés ont été relogés dans une école de la commune de Hassi El-Ghella. Les agents de la Protection civile sont également intervenus à « Oued Sebbah » où les services agricoles ont enregistré la perte de plusieurs têtes de bétail. A Tizi-Ouzou, un mur de soutènement de l’hôpital de Aïn El- Hammam et une niche à oxygène du même établissement sanitaire ont été détruits hier, par des éboulements de détritus provenant d’une décharge publique non contrôlée et charriés par des trombes d’eau. Un communiqué des services de la Gendarmerie nationale, rendu public hier, fait état de plusieurs routes nationales coupées à la circulation à travers des wilayas du centre et de l’ouest du pays. Ainsi, la route nationale N 01 reliant Blida et Médéa a été coupée à la circulation, au point kilométrique 65 200 dans la commune de Chiffa, en raison d’un glissement de terrain. A Aïn Defla, la route nationale N 65 reliant cette wilaya à celle de Tissemsilt était coupée à la circulation à hauteur du pont de Oued Tikezal, commune d’El-Attaf, en raison de l’effondrement du pont de Oued Tikezal. Dans la wilaya de M’sila, la route nationale N 45 reliant M’sila et Boussaada était coupée à la circulation à hauteur du douar Dehadhia, à cause du débordement de Oued Miter, de même que le chemin de wilaya N 38 reliant la commune de Medjedel et la route nationale N 46 au lieu-dit Oued Zeboudja, était fermée à la circulation, en raison du débordement de Oued Harhar. A Médéa, le chemin de wilaya N 84 reliant les communes de Bouaiche Chahbounia était coupé à la circulation au point kilométrique 05 200, commune de Chahbounia, en raison du débordement de Oued El-Ouerk. Dans la wilaya de Tiaret, le chemin de wilaya N 01 reliant les communes de Meghila et Sebt était coupé à la circulation au lieu-dit Sahaouria à cause du débordement de Oued-Rhiou.

Le bilan du passage de la tempête tropicale Noël sur Haïti s’est nettement alourdi passant provisoirement à 18 morts, 3 disparus, 14 blessés et plus de 3.000 personnes évacuées. Un précédent bilan rendu public tard mardi faisait état de 13 morts et 11 blessés. Au moins cinq des personnes tuées l’ont été à Port-au-Prince et dans ses environs. A Pétion-Ville (banlieue est), une mère et sa fille ont été ensevelies sous les décombres de leur modeste maison anéantie par la chute d’un arbre. Deux garçons de la même famille grièvement blessés, et dont la mort avait été annoncée par erreur mardi lors d’un point de presse de la protection civile, étaient encore soignés à l’hôpital. Deux morts ont été dénombrés à Grand-Goâve (54 km au sud de Port-au-Prince) et deux autres à l’Arcahaie (environ 40 km au nord). Les autres décès ont été pour la plupart enregistrés dans le département du Sud-Est sévèrement touché. A Cité Soleil (banlieue nord de la capitale) où un cadavre a été découvert, trois autres personnes sont portées disparues. Lors d’une visite mardi dans le plus grand bidonville du pays, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a annoncé des mesures d’urgence afin de secourir les sinistrés ainsi que des travaux de drainage et la mise en oeuvre d’un programme économique de "formalisation des actifs informels". 419 familles ont été déclarées sinistrées à travers le pays. Les opérations de sauvetage se poursuivaient malgré l’évacuation de 3.464 personnes qui se trouvaient dans des zones à risques dont des bidonvilles. Les dégâts matériels sont énormes, principalement dans l’Ouest, le Sud-Est, le Nord-Ouest et les Nippes (sud-ouest) où des rivières étaient encore en crue. Au moins 129 maisonnettes ont été détruites et 430 autres endommagées sous l’effet des inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies incessantes qui continuaient de tomber mercredi sur différentes régions. Malgré son éloignement définitif des côtes haïtiennes, la tempête Noël, qui se dirigeait vers la Floride, était encore capable de provoquer de fortes précipitations susceptibles d’entraîner des inondations, glissements de terrain et éboulements très violents. De plus, une onde tropicale qui vient de se former au sud d’Haïti menaçait certaines régions du pays. Elle pourrait provoquer des pluies plus ou moins importantes mercredi et jeudi sur le département de l’Ouest et la presqu’île du Sud. Face à la dangerosité de la situation, le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a maintenu jusqu’à nouvel ordre l’alerte rouge décrétée depuis le week-end écoulé. Deux semaines d’intempéries avaient déjà fait début octobre une quarantaine de morts, des milliers de sinistrés et d’importants dégâts en Haïti dont l’écosystème est réduit à sa plus simple expression en raison d’une désertification cruelle et accélérée. Noël est la 14e tempête tropicale de la saison cyclonique dans l’Océan Atlantique, fertile en bouleversements climatiques et qui ne s’achèvera que le 30 novembre.

 
 



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