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Blog2 Alors que les stations de sports d’hiver attendent impatiemment la neige, que de nombreux regards se tournent vers le ciel en demande de flocons, que l’on demande aux météorologues de prévoir toujours plus loin, il est intéressant de se pencher justement sur les limites de la prévision météo.

La prévision météo dépend de nos jours de supers-calculateurs qui analysent et calculent chaque seconde des milliards de données en provenance du monde entier. Car bien évidemment, la prévision se base tout d’abord sur l’observation, depuis l’espace grâce aux satellites météo toujours plus précis, et depuis le sol grâce aux radars de précipitations et aux relevés météo des nombreuses stations météo qui jalonnent le monde.

C’est à partir de ce point de départ que ces supers-calculateurs déterminent le déplacement des masses d’air, des dépressions, des anticyclones et des différents fronts sur notre planète. C’est pourquoi l’observation de départ doit être la plus précise possible pour permettre à la prévision d’être la plus fiable possible.

Blog3 L’ « effet papillon », s’il est parfois remis en question, sert très bien d’image à ce problème : un petit décalage entre l’observation et la prévision peut ensuite remettre entièrement en question la tendance des jours suivants. Mais avec les progrès techniques, les prévisions vont toujours plus loin : elles passeront prochainement de 7 à 9 jours dans vos médias préférés. Mais les modèles numériques, qu’ils soient déterministes ou probabilistes, vont d’ores et déjà jusqu’à 15 jours. Il s’agit d’ailleurs très probablement de la limite que l’homme ne saura jamais dépasser en prévisions météo, notre climat étant trop complexe pour espérer aller au-delà.

Les modèles déterministes sont des modèles qui, chacun, calculent les déplacements des grands centres d’action, permettant ainsi d’établir une prévision précise, qui perd toutefois en fiabilité assez rapidement en avançant dans l’échéance. La fiabilité reste bonne jusqu’à 6 jours, elle chute très rapidement ensuite.

Les modèles probabilistes sont une moyenne des nombreux modèles déterministes. Ils permettent assez souvent d’anticiper des changements de temps et notamment les changements de masses d’air 10 à 15 jours à l’avance parfois. Ce fut le cas concernant la canicule de 2003, décelée 12 jours à l’avance par ce type de modèles.

La météo reste une science inexacte et la fiabilité n’atteindra jamais 100%, même pas pour le jour même. Notre atmosphère est très complexe et réserve des surprises que nous apprenons encore à comprendre actuellement…

 



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