Après trois saisons consécutives records de chaleur en France et en Europe occidentale, le ciel prend un aspect de plus en plus morose pour les grandes vacances…
L’été s’est manifesté en avril cette année. Souvenez-vous la première vague de chaleur, particulièrement précoce autour du 15, puis lors de la dernière huitaine du mois. Les records de chaleur pleuvent, notamment sur les températures moyennes mensuelles et le nombre de jour de chaleur exceptionnellement élevé sur pratiquement toute la France à l’exception… des régions les plus méridionales ! L’ensoleillement pulvérise tous les records, parfois tous moins confondus comme à Strasbourg où le soleil a brillé 346 heures ! La chute fut rude en mai (184 heures de soleil, c’est peu, mais loin des records de faibles ensoleillement). Le soleil se montre beaucoup plus rarement, il pleut souvent, abondamment, et il fait frais… en apparence, car les températures dépassent encore les moyennes d’1,5 degrés en moyenne nationale ! À Strasbourg toujours, l’ensoleillement de juin reste inférieur à 200 heures : 191 heures seulement ! C’est très faible, mais encore une fois assez loin des mois de juin les plus pourris. Il faut une nouvelle fois composer avec des pluies fréquentes et abondantes, et une fraîcheur… toujours apparente puisque juin, comme son prédécesseur, dépasse la moyenne saisonnière de 1,5 degrés !
Juillet reste dans la continuité de mai et juin en terme de pluviosité et d’obscurité : il pleut souvent, beaucoup et le soleil joue très souvent à cache-cache avec les nuages (il perd toutes les parties le bougre !). En revanche, cassure dans la douceur persistante depuis… le premier jour de l’été ! À partir du 21 juin en effet, le flux change d’orientation, passant du sud-ouest au nord-ouest. Il se maintient depuis entre le nord et l’ouest. Conséquences : un temps pourri ! En plus de l’humidité et de la couverture nuageuse, il faut cette fois-ci supporter une véritable fraîcheur, entretenue par un vent souvent sensible. Les vacanciers qui ont choisi de migrer au nord de la Loire connaissent donc des conditions météo dignes de la Toussaint. Si c’est « moins pire » dans le sud, rien de très réjouissant tout de même : pluie et fraîcheur s’invitent régulièrement sur l’Aquitaine et le sud-ouest. Autour de la Méditerranée, si le soleil brille souvent, mistral et tramontane soufflent un peu trop fréquemment au goût des juilletistes, et ils ont une fâcheuse tendance à refroidir la mer…
Le proche avenir n’est guère réjouissant : nous devrions rester dans une flux d’ouest dominant durant les 10 à 15 prochains jours, plutôt frais donc, plutôt humide toujours… ce qui contredit à 100% les tendances saisonnières qui annonçaient un mois de juillet chaud ! L’été serait-il terminé ? La bascule peut être rapide… même si elle reste hors de portée des modèles météo à ce jour !