|
|
Octobre 2008: De grosses irégularités.... Doux dans l'ensemble
Mercredi 1er octobre 2008
Des dizaines de maisons ont été inondées et des réseaux de communication endommagés suite à des pluies diluviennes qui se sont abattues mercredi sur la wilaya de Ghardaïa, en Algérie. Ces inondations ont été provoquées par les crues des oueds situés dans la vallée du M'zab et des régions de Metlili, Berriane et Guerrara. L'Oued M'zab traversant le chef lieu de wilaya est sorti de son lit, isolant de fait les deux rives de la vallée dont des habitants ont eu recours aux terrasses pour échapper aux inondations. Des moyens colossaux ont été mobilisés par les autorités locales et les éléments de la protection civile pour surtout venir en aide aux personnes restées coincées dans leurs maisons et les évacuer, si nécessaire, vers des lieux plus surs ou vers l'hôpital "Tirichine Brahim" dont l'accès est aussi rendu difficile par les inondations. Des équipes de la protection civile de Ouargla et de Laghouat sont venues en renfort. Aucun bilan sur les dégâts occasionnés suite à ces intempéries n'était disponible dans la mi-journée, les autorités locales étant sur le terrain pour constater de visu les dégâts et prêter aide et assistance aux populations. De mémoire de citoyens de la région, celle-ci n'a pas connu de telles inondations depuis 1991.
Au Maroc, les pluies torrentielles qui se sont abattues lundi en fin d'après-midi sur la ville d'Imintanoute (117 kilomètres de Marrakech) ont occasionné d'importants dégâts matériels, notamment au niveau de l'infrastructure routière. Les principaux axes routiers menant à Imintanoute, région généralement montagneuse, notamment celui de Chichaoua-Imintanoute, ont été coupés en raison des fortes précipitations suivies de coulées de boues et de roches, emportant dans leur passage de nombreux véhicules.

La tempête tropicale Mekkhala s'est formée il y a 24 h près des côtes du Vietnam. Le système est entré dans le pays avec des vents soufflant à 120 km/h. On déplore la mort de 10 personnes. Les autorités locales font état de nombreux arbres et de poteaux électriques arrachés par les vents. Environ 10.000 personnes sont en train d'être évacuées des zones côtières. Plus de 3000 bateaux de pêcheurs ont été invités à regagner les ports par mesures de précaution. La seule province de Quang Binh enregistre à elle seule huit morts et trois disparus. De nouvelles intempéries sont attendues dans les prochains jours. Les victimes ont été essentiellement emportées dans des inondations ou ont disparu en mer. Les autorités ont aussi perdu la trace de onze bateaux. La tempête arrive juste une semaine après les restes du typhon Hagupit qui avaient provoqué la mort de 41 personnes.

Vendredi 3 octobre 2008
Les vents violents qui ont soufflé vendredi matin, avec des pointes à plus de 90 km/h, ont provoqué des dégâts sur la côte nord de la Bretagne. Plusieurs bateaux ont rompu leurs amarres à Dinard. L'accident le plus spectaculaire concerne la vedette du yacht-club. Le Lady Blue, un bateau de 6,50 m servant aux compétitions, s'est fracassé sur les rochers à la pointe de la plage aux Moines. Il n'en reste que des débris. Un coup dur pour le yacht-club, qui perd une belle unité. Un expert est venu constater les dégâts, afin de faire appel aux assurances. Lors du naufrage, le canot de survie du Lady Blue est remonté en surface. Cela a déclenché de nombreux appels de témoins qui ont alerté les secours, craignant un accident. Les pompiers, déjà sur place, avec leur bateau, ont constaté qu'il n'y avait personne à bord. Trois bateaux, de plus petite dimension, sont allés s'échouer à la Vicomté. Deux d'entre eux, plus légèrement touchés sur les bordées, ont pu être remorqués en soirée. Trois autres bateaux, pour les mêmes causes, ont été retrouvés sur la plage de Port-Riou. Ils pourront néanmoins reprendre la mer, après des réparations sommaires. Saint-Briac n'a pas échappé aux intempéries. Six bateaux ont subi des dégâts, dont l'un d'entre eux au Petit-Port. Ce week-end, la prudence est de rigueur, car on annonce encore des conditions météo difficiles. Ce samedi, les vents pourront atteindre force 7 à 8 l'après-midi, avec rafales. La mer, peu agitée le matin, deviendra agitée. Dimanche, le vent soufflera aussi fort en matinée, avant de mollir dans l'après-midi pour atteindre progressivement force 3 à 4. La mer sera forte avec une houle de secteur ouest atteignant 3 à 4 mètres vers le large.
La limite des chutes de neige pourrait s'abaisser à 1200 mètres samedi en Suisse. L'Oberland bernois, la Suisse centrale, le canton de Glaris et les montagnes appenzelloises sont couvertes d'une couche blanche. Les cols du Klausen, de la Flüela et du Susten sont fermés. En soirée, le Gothard, le Grimsel, le Nufenen et la Furka ont fermé temporairement. Les chaînes sont requises dans les Grisons pour traverser les cols de la Maloja, de l'Albula et de la Bernina. De nombreux cantons connaissent actuellement les vacances scolaires. La fermeture de la route du Gothard aura probablement des répercussions sur la durée des trajets vers et en provenance du Sud. En début de soirée, les bouchons à l'entrée nord du tunnel atteignaient 8 km, contre 2 km côté sud.

Deux personnes dont un enfant de six ans ont trouvé la mort et 6 autres blessées après les fortes pluies tombées lundi dernier sur les régions nord du pays. Au cours de ces derniers jours, la wilaya de Djelfa, située à 300 km au sud d’Alger, a été frappée par de grandes pluies qui ont provoqué des inondations et causant des dégâts humains et matériels. Ces intempéries qui ont provoqué la crue des oueds ont entraîné 45 interventions des services de la Protection civile, permettant ainsi de sauver la vie de 3 personnes alors qu’une autre a trouvé la mort dans son véhicule bloqué par les eaux de oued El Baz, commune d’Al Idrissiya à 100 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya. Outre les pertes humaines, trois véhicules ont dévié de la RN 1 au niveau de la commune de Aïn Ibel, faisant 6 blessés transférés à l’hôpital. Les services de la Protection civile ont enregistré des inondations au niveau de la commune de Sidi Rahel sans pertes humaines. La wilaya d’Oran a également vécu le même sort. Des pluies diluviennes ont provoqué l’effondrement partiel de six habitations vétustes dans les quartiers de Sidi El Houari et Belhadri. Des dizaines de familles qui vivent dans des habitations menaçant ruine à Sidi El Houari ont été contraintes, selon les services de la Protection civile de la commune, de quitter leurs maisons inondées. Les pluies ont également endommagé les toits de 18 pièces de chalets appartenant à la société chinoise chargée de la réalisation de l’autoroute Est-Ouest dans la région de Oued Tlilat. Il y a lieu de rappeler les intempéries qui ont touché le printemps de l’année dernière la wilaya de Djelfa et qui ont causé la mort de deux enfants (12 et 15 ans) et des dégâts importants.

Jeudi 2 octobre 2008
Au moins 30 morts, des centaines de maisons détruites, des routes coupées: la région de Ghardaia, à 600 km au sud d'Alger, a payé un lourd tribut mercredi aux pluies inhabituelles et diluviennes qui se sont abattues sur cette région semi-désertique. Un bilan établi jeudi en fin d'après-midi par le préfet de la région fait état de 30 morts et 50 blessés dont deux encore hospitalisés, dans cette crue qualifiée de centenaire. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Yazid Zerhouni, qui s'est rendu sur place dès mercredi, a précisé que de 300 à 600 maisons au moins avaient été atteintes par ces inondations, notamment dans les oasis. Il a souligné que la priorité du gouvernement était d'abord de porter secours aux populations qui sont toujours bloquées, les approvisionner en vivres et les loger. Des équipes travaillaient à rétablir progressivement la situation. Plusieurs routes ont également été coupées et les liaisons téléphoniques très perturbées. Les intempéries ont commencé lundi dans cette région où il n'avait pas plu depuis quatre ans. La pluie a continué mardi, et mercredi c'était le déluge. Les cours d'eau du nord de la ville surtout, les oueds, ont commencé à gonfler et se sont déversés dans l'oued M'zab qui a débordé, emportant tout sur son passage. Ghardaia, porte du désert située dans la vallée du M'zab, site classé au patrimoine mondial, occupe une position centrale reliant les Hauts-Plateaux algériens avec le Sahara. Un conseil interministériel s'est réuni jeudi à Alger pour évaluer les dégâts occasionnés par ces inondations et les besoins de la population. M. Zerhouni a précisé lors de cette réunion que les conditions météorologiques s'étaient améliorées à Ghardaia, où des mesures ont été prises au niveau sanitaire pour éviter d'éventuelles épidémies à la suite des crues ayant pu polluer les eaux potables. Sur place, les secours s'organisaient, des équipes médicales et de secours partaient des départements voisins, notamment de Naâma, Djelfa et Laghouat. Plus de 400 tonnes de denrées alimentaires ont été acheminées et le ministère de l'Intérieur a envoyé plus de 200.000 couvertures, un millier de tentes, trois boulangeries mobiles, 50 groupes électrogènes et une station de traitement pour la production de l'eau potable. L'armée a fourni les moyens aériens nécessaires pour le transport de cette aide et a commencé à sécuriser la zone pour éviter les pillages en particulier. Les intempéries en Algérie sont fréquentes, surtout dans le nord du pays, et souvent violentes. En novembre 2001, des inondations avaient frappé Alger et sa région faisant plus de 800 morts et provoqué des dégâts considérables à Bab El Oued, vieux quartier historique de la capitale.
De nouvelles inondations dues à une mousson très violente ont dévasté une partie du Népal, cette fois dans l'ouest du pays. Près de 30 morts et 30 disparus sont déjà à déplorer après des pluies torrentielles et des glissements de terrain dans trois districts du Terai occidental : Kanchanpur, Kailali et Bardiya. L'électricité a été coupée et un tronçon de la principale autoroute d'Est en Ouest a été emporté par les eaux. Les fortes pluies de mousson arrivent tard par rapport aux normales saisonnières. Le PAM mobilise une assistance d'urgence pour 170 000 personnes déplacées. Les fournitures comprennent du riz, des lentilles, de l'huile végétale et du sel. Des aliments fortifiés sont aussi donnés aux adultes vulnérables et aux enfants de moins de 5 ans. L'agence continue par ailleurs son assistance aux victimes des inondations précédentes au Terai oriental, lorsque la principale rivière du Népal, le fleuve Koshi, est sortie de son lit, en août.
Cinq personnes au moins ont péri et six sont portées disparues dans les inondations provoquées par de fortes pluies au Nicaragua et qui ont entraîné l'évacuation de plus de 2.600 habitants des zones sinistrées. Trois communautés rurales ont été isolées par les flots grossis par les pluies qui tombent depuis vendredi et qui ont provoqué aussi des glissements de terrain. Les autorités ont mis en action le plan national d'alerte "verte", mobilisant sur l'ensemble du territoire des Comités d'urgence de Défense civile (DC) de l'armée, qui rassemblent 4.500 soldats, policiers, pompiers, secouristes et volontaires. 2.620 personnes ont été évacuées. Les dommages les plus importants ont été constatés dans les départements de Nueva Segovia et Madriz (nord), Granada (sud), Chontales (est) et Managua. La Défense civile et la police ont découvert les corps de cinq personnes emportées par des rivières en crue. Six personnes sont portées disparues, dont deux enfants qui auraient été emportés avec leur mère. Des glissements de terrain ont été signalés dans les zones montagneuses du nord, comme Murra, Telpaneca, San Jose de Cusmapa, où les villageois ont été évacués vers des sites d'hébergement provisoire.
Dimanche 5 octobre 2008
Les services autoroutiers, aériens et ferroviaires ont repris dimanche, après que la tempête tropicale Higos se soit progressivement affaiblie et ait quitté la province insulaire de Hainan, à l'extrême sud de la Chine. Higos, la 17e tempête tropicale de l'année, a été rétrogradée en dépression et a quitté Hainan à 11h00 dimanche. La navigation dans le détroit de Qiongzhou a repris. Des passagers et des touristes bloqués sur l'île sont à présent sur le chemin du retour. Les services autoroutiers, aériens et ferroviaires ont repris dimanche, après que la tempête tropicale Higos se soit progressivement affaiblie et ait quitté la province insulaire de Hainan, à l'extrême sud de la Chine. La tempête tropicale Higos a provoqué des pertes économiques de 44 millions de yuans (6,5 millions de dollars), mais elle a également réduit la sécheresse dans la région, apportant des précipitations de plus de 100mm, a déclaré Lin Mingzhong, directeur adjoint du Bureau provincial du contrôle des inondations et de lutte contre la sécheresse. Higos a traversé le détroit de Qiongzhou avant de frapper Wuchuan de la province du Guangdong (sud) samedi à 17h00, apportant des averses et des vents violents. Elle devrait continuer à faiblir en se dirigeant vers le nord-est à une vitesse de 10 km/h. La tempête Higos s'est formée mardi dans le Pacifique et suit de près les typhons Jangmi et Hagupit qui ont fait une vingtaine de morts en Chine.

Mercredi 8 octobre 2008
Les récentes inondations qui ont touché la région de Ghardaïa (600 km au sud d'Alger) ont causé des dégâts estimés à près de 250 millions d'euros. Les dégâts causés aux infrastructures tournent autour de 20 milliards de dinars (200 millions d'euros). Des dégâts d'un montant ne dépassant pas les 5 milliards de dinars (50 millions d'euros) ont été également causés par ces inondations qui ont notamment touché les cultures et les biens privés. Le statut de "zones sinistrées" a été administré pour neuf communes du département de Ghardaïa, frappée le 1er octobre par des inondations. Ces intempéries ont fait 34 morts, 89 blessés et un disparu. Ces communes bénéficieront du dispositif légal régissant la prise en charge des catastrophes naturelles. Le gouvernement a dégagé une première enveloppe de 200 millions d'euros pour la reconstruction de ces zones sinistrées.

La tempête tropicale Marco a touché les côtes Sud-Est du Mexique au niveau de la province de Veracruz. Les fortes pluies qui accompagnaient le système, ont provoqué d'importantes inondations dans l'agglomération de Veracruz où 3000 personnes ont été évacuées. Les évacués ont été relogés dans 22 abris répartis dans la ville. 800 localités ont été sinistrés et 400.000 personnes ont été directement affectées. Dans la ville de Véracruz, certains quartiers ont été inondés par plus d'un mètre d'eau. Des vents dépassant les 100 km/h en rafales ont été enregistrés. Quatre plateformes pétrolières offshore ont été évacuées ainsi qu'une usine de production de gaz.

La fonte des glaciers consécutive au réchauffement climatique va accélérer l'érosion du plateau tibétain, en renforçant l'activité des cours d'eau qui traversent l'Himalaya avec le risque de graves inondations. Depuis 2,5 millions d'années, l'avancée et le recul des glaciers ont profondément façonné le paysage et influencé le climat himalayen, notamment dans la région où le Yarlung Tsangpo -- ou cours supérieur du Brahmapoutre en territoire chinois -- bifurque vers le sud avant de se diriger vers l'Inde. Le fleuve perd à cet endroit quelque 3.000 mètres d'altitude en moins de 100 km. Dans la gorge, la rivière est en forte pente et l'érosion très intense, il aurait été logique qu'avec le temps elle incise le plateau tibétain en amont. Or, ce n'est pas le cas. Les avancées des glaciers durant l'ère quaternaire paraissent capables de retarder substantiellement les incisions des cours d'eau dans la région Namche Barwa (sud-est du Tibet). Menacée par l'érosion, la bordure du plateau tibétain paraît avoir été préservée durant des milliers années par l'avancée de la glace ou les débris glaciaires (moraines), déposés au débouché de nombreux affluents du Tsangpo durant les périodes plus chaudes lorsque les glaciers se sont retirés. Si les glaciers reculent aujourd'hui, les eaux de fonte vont augmenter, ce qui va accroître la force d'érosion des rivières de la région. Des lacs naturels vont probablement se former derrière les moraines. Certains de ces lacs pourraient provoquer de catastrophiques inondations de ruptures de digue avec de graves conséquences pour les populations locales ou celles vivant en aval. Outre l'érosion, le relief de l'Himalaya est aussi façonné par de puissants mouvements tectoniques.
Dimanche 12 octobre 2008
Deux personnes, une femme et un bébé de six mois, ont trouvé la mort emportées par les crues causées par les fortes précipitations accompagnées de grêle qui s'étaient abattues depuis vendredi à l'aube sur la province d'Errachidia, au Maroc. Les corps de la femme et du bébé ont été retrouvés, samedi vers midi, par les autorités au bord de oued Guir, cercle de oued Nâam. Les fortes précipitations accompagnées de vents forts et de grêle ont détruit également plusieurs habitations, toutes en pisé, et arraché des arbres notamment à Boudnib et Gouramma. Des axes routiers ont aussi été coupés devant la circulation à cause des crues et digues, notamment entre Errachidia et Boudnib, Rich et Gourrama, et Errachidia et Goulmima. Durant la période allant du 09 au 10 octobre, la province d'Errachidia a connu de fortes précipitations qui ont atteint des niveaux exceptionnels dans certaines zones, en particulier à Gourrama avec 104 mm, Zaouit Sidi Hamza (82 mm) et Tilicht (40 mm). Lors des précipitations qui s'étaient abattues, le 21 septembre dernier sur la province, trois personnes, dont une femme et son bébé, avaient trouvé la mort emportées par les crues.
Deux cargos battant pavillon libérien se sont échoués dans la nuit de vendredi à samedi sur la côte du sud de l'Espagne près du détroit de Gibraltar et l'un s'est rompu après l'évacuation de son équipage. Le cargo de transport général "Fedra", qui s'était échoué dans la nuit sur le territoire de la colonie britannique de Gibraltar, près d'Algésiras, s'est rompu en deux ce samedi matin. Les 31 membres d'équipage avaient été évacués peu avant. Un autre cargo de transport général, le "Tawe", s'est échoué dans la même zone de la Baie d'Algésiras mais sur le territoire espagnol cette fois, et présentait samedi une "petite fuite" de ses réservoirs de fioul. Antonio Muñoz, porte-parole de l'association écologique locale Verdemar-Ecologistas en accion, a fait état d'une forte odeur de fioul sur la côte après l'échouage et a déclaré craindre un grave préjudice écologique pour cette zone située dans un parc naturel. La fuite du "Tawe" aurait sali quelque 300 ou 400 mètres de la plage El Chinarral. Les 21 membres d'équipage, qui sont tous en bonne santé, sont restés à bord alors que le capitaine n'a pas sollicité d'évacuation. Parallèlement, la tempête qui souffle dans la région a perturbé l'activité du port d'Algésiras avec une fermeture temporaire vendredi soir qui a obligé deux navires ferry en provenance du port marocain de Tanger et de l'enclave espagnole de Ceuta au nord du Maroc, à patienter en mer. Les deux navires ont fini par débarquer leurs passagers (au total environ 1.200 personnes) après deux heures de retard dans la nuit de vendredi à samedi.
L'ouragan Norbert a été rétrogradé au rang de tempête tropicale en atteignant les côtes du Mexique et ne présente plus qu'un danger "modéré". Norbert s'affaiblit rapidement, avec des vents descendus à 65 km/h et des rafales à 85 km/h, a précisé le SMN, prévenant toutefois la population contre les fortes pluies dont l'ex-ouragan reste porteur et qui devraient être abondantes dans les montagnes du nord-ouest du Mexique, près de la frontière des Etats-Unis. Norbert avait touché la côte mexicaine hier soir dans l'Etat de Sonora, provoquant des inondations dans les zones basses en raison de crues qui ont emporté deux ponts. Les autorités avaient évacué environ 5.000 habitants dans l'Etat de Sonora et 6.000 dans l'Etat voisin de Sinaloa, lui aussi situé sur la côte du Pacifique. Norbert avait fait au moins une victime en traversant samedi la péninsule mexicaine de Basse Californie du sud (ouest), un homme porté disparu après avoir tenté de traverser un cours d'eau en crue.
Lundi 13 octobre 2008
Du détroit de Gibraltar à Errachidia en passant par Nador, Figuig, Taourirt, Boulemane et Khénifra… les intempéries ont fait plusieurs morts en plus de dégâts matériels importants. Ces pluies torrentielles qui se sont abattues sur plusieurs villes du Royaume de jeudi à samedi, ont occasionné, ainsi, d'importantes pertes. Durant la période allant du 09 au 10 octobre, la province d'Errachidia a connu de fortes précipitations qui ont causé la mort de deux personnes, une femme et un bébé de six mois, emportés par les crues causées par les fortes précipitations accompagnées de grêle. Ces fortes précipitations ont détruit également plusieurs habitations, toutes en pisé, et arraché des arbres. Des axes routiers ont aussi été coupés devant la circulation à cause des crues et digues. A Midelt, deux personnes ont également trouvé la mort, dans la nuit de vendredi à samedi, suite aux fortes précipitations qui se sont abattues sur la ville. Un berger a été tué par la foudre, alors que la deuxième victime, une femme, a été emportée par les crues. Dans la province de Boulemane, une femme et un enfant de 14 ans ont été portés disparus dans des inondations provoquées par les fortes pluies qui ont, également, endommagé des infrastructures routières ainsi qu'une dizaine de maisons et un grand nombre de têtes de cheptel ont été emportés. Les fortes précipitations enregistrées au niveau des communes rurales relevant de la province de Boulemane, notamment la commune de Skoura ont provoqué aussi quelques inondations qui ont causé la mort d’une femme, d’importants dégâts matériels dont la perte et la destruction de plusieurs routes, barrage et ponts ainsi que la perte d’oliviers qui ont été déracinés par les crues d’eau. La capitale spirituelle n’est pas en reste et a également connu d’importants dégâts. En effet, une personne a péri et trois autres ont été blessées dans l'effondrement du paravent d'un café suite aux fortes pluies. Par ailleurs, plusieurs maisons ont été submergées par les eaux dans différents quartiers de la ville, notamment 26 caves à Fès-Jdid et 25 maisons aux quartiers Ouinate Lhjaj, Kriou, Sid El Hadi et Lhafra, ainsi qu'une partie d'une route située à la forêt de Dhar Lmhraz s'est également effondrée, suite à l'érosion de la terre causée par ces pluies. Les mauvaises conditions climatiques ont également causé la fermeture de plusieurs ports notamment en Espagne ce qui a entraîné le blocage de voyageurs ainsi que de marchandises jusqu'à l'amélioration des conditions météorologique et de l'état de la mer. En fait, cette décision a affecté les navires et les ferries assurant la liaison entre les ports marocains de Tanger, Sebta, Mellilia et celui d'Algésiras.
Plusieurs écoles élémentaires de la banlieue de Dakar, inondées depuis août, n'ont pu ouvrir leurs portes, lundi matin, pour la rentrée des classes que les autorités sénégalaises avait déjà repoussée d'une semaine dans le but d'assainir les lieux. Initialement prévue le 6 octobre, la rentrée avait été retardée à lundi, des établissements restant inondés depuis les très fortes pluies d'août et de début septembre qui ont affecté essentiellement la périphérie de la capitale. Les inondations de l'hivernage (saison des pluies) ont fait officiellement plus de 266.000 sinistrés dans la banlieue de la capitale. Le ministre de l'Education en charge de l'enseignement élémentaire, Kalidou Diallo, avait officiellement ouvert la semaine dernière, en banlieue de Dakar, la 8e édition de la semaine propre dans les écoles. Ce programme prévoit notamment l'évacuation des eaux et la désinfection des établissements inondés.
De fortes pluies orageuses sévissent depuis quatre ou cinq jours sur les provinces centrales vietnamiennes de Quang Nam, Thanh Hoa et Thua Thien-Hue, tuant une personne et causant de nombreux dégâts. De violentes rafales de vent ont déraciné des milliers d'arbres et détruits des lignes électriques, tandis qu'une crue soudaine a provoqué de nombreux dégâts dans le district de Tra Giang ou une personne a été retrouvée morte dimanche. Les fortes pluies ont également provoqué des glissements de terrain. De nombreuses écoles sont restées fermées par mesure de précaution. Les services météorologiques ont indiqué que les pluies torrentielles devraient perdurer encore quelques jours, le niveau des cours d'eau devrait encore augmenter et atteindre un niveau alarmant sur des zones déjà affectées par les inondations.
Mardi 14 octobre 2008
La tempête tropicale Omar, la 15e depuis le début de la présente saison des ouragans, s'est formée dans l'est des Antilles. Les météorologistes ont indiqué qu'Omar avait pris naissance mardi dans l'est des Antilles, au sud de Porto Rico, et qu'elle devait gagner en force graduellement au cours des 48 heures suivantes. Une alerte de tempête tropicale a été émise pour Porto Rico, les îles Vierges américaines et britanniques ainsi que pour la partie est de la République dominicaine. Les vents d'Omar soufflent à une vitesse soutenue d'environ 65 km/h. Mardi, en fin de matinée, Omar était situé à 570 km au sud-ouest de San Juan, à Porto Rico, et se déplaçait à près de trois km/h en direction est sud-est. Plus tard dans la journée de mardi, Omar devait se tourner graduellement vers l'est et ensuite le nord-est.

Trois incendies dévastateurs continuaient à noircir des milliers d'hectares dans le sud de la Californie (ouest), où les pompiers redoutaient une reprise des vents, alors que ces sinistres ont déjà fait un mort et provoqué l'évacuation de milliers d'habitants. A 40 km au nord-ouest du centre de Los Angeles, à la lisière de la vallée résidentielle de San Fernando, plus de 6.000 hectares de broussailles sont partis en fumée en 48 heures dans deux feux distincts, l'un près du quartier de San Fernando, l'autre au nord de celui de Porter Ranch. Une personne est morte et au moins 1.200 habitants ont dû évacuer cette région lundi, alors que le gouverneur Arnold Schwarzenegger déclarait l'état d'urgence. Deux mille pompiers, épaulés par des moyens aériens, continuaient de tenter de fixer les lignes de feu avant qu'elles ne dévastent des zones d'habitation. L'incendie de Porter Ranch a doublé en surface depuis lundi, à 4.000 hectares. Les pompiers ne parvenaient toujours pas à le circonscrire. L'autre a dévoré 2.000 hectares et détruit 38 mobile-homes mais les soldats du feu ont réussi à le maîtriser à 70% et espèrent encore progresser à la faveur d'une accalmie des vents constatée dans la nuit. Le service météorologique national américain (NWS) a prévu la persistance de vents de jusqu'à 115 km/h dans la région jusqu'à mercredi. Dans la région de San Diego, plus au sud, un troisième feu s'est déclaré mardi dans la base de Marines de Camp Pendleton et près de la ville voisine d'Oceanside. Quelque 1.200 hectares ont été réduits en cendres et les autorités ont donné l'ordre d'évacuer aux occupants de 1.025 habitations. Ces incendies sont attisés par les "vents de Santa Ana", un phénomène thermique qui crée des conditions dangereuses chaque automne dans la région, par ailleurs touchée par une grave sécheresse depuis deux ans. Alors que la Californie se trouve dans une situation budgétaire très tendue et que M. Schwarzenegger a prévenu début octobre le Trésor américain qu'il aurait peut-être besoin d'une garantie sur un prêt de sept milliards de dollars, le gouverneur s'est voulu rassurant mardi quant au financement des opérations. La fumée a provoqué la fermeture de plusieurs des autoroutes qui strient l'agglomération de Los Angeles, la deuxième ville des Etats-Unis, créant d'importants embouteillages. Les autorités ont mis en garde contre la dégradation de la qualité de l'air et fermé des écoles, tout en ouvrant des centres d'hébergement pour les évacués. L'origine de tous ces incendies n'a pas été déterminée dans l'immédiat. Ils interviennent un an après le terrible automne 2007, quand la Californie du sud avait été assiégée par des incendies qui avaient fait huit morts, détruit 2.000 maisons et provoqué l'évacuation de 640.000 personnes. Plus de 2.100 km2 de terrain étaient alors partis en fumée.

La banquise arctique estivale a atteint sa deuxième superficie la plus faible depuis les premières mesures satellitaires de 1979, après le record de 2007. Si l'on peut croire à un rétablissement par rapport à l'année dernière, les conditions météorologiques qui ont régné cette saison sont au contraire inquiétantes et confortent une tendance maintenant observée depuis près de 30 ans. En septembre, l'étendue moyenne de la banquise arctique était de 4,67 millions de km², contre 7,5 millions de km² en 1979... Le triste record établit le 16 septembre 2007 était de 4,28 millions de km², tandis que le minimum 2008 a été enregistré le 14 septembre 2008. Rappelons que la troisième surperficie moyenne la plus faible date de 2005 avec 5,57 millions de km². La saison 2008 conforte une nouvelle fois la tendance clairement établie depuis près de trente ans maintenant. Ainsi, le mois de septembre 2008 a accusé une baisse de 34% par rapport aux superficies moyennes mesurés de 1979 à 2000 et ne fut que seulement 9% supérieur au triste record de 2007, malgré des températures estivales plus fraîches dans l’ensemble. Par conséquent, la dégradation de la banquise arctique est dorénavant de 11,7% par décennie au lieu de 10,7%. Au niveau géographique, les données spatiales de la couverture minimale de 2008 étaient différentes de celles de 2007. Cette année ne fut pas marquée par une perte substancielle de glace au centre de l’Arctique, des mers du nord de Chukchi et de l’est sibérien ; 2008 a montré la plus importante perte dans les mers du Beaufort, de Laptev et du Groënland. Contrairement à l’année dernière, cette saison a vu l’ouverture de la Route de la Mer du Nord, le passage traversant l’Océan Arctique le long des côtes de Sibérie. Cependant, alors que le passage peu profond du nord-ouest de Amundsen s’est ouvert au cours des deux années, le passage plus profond de Parry au nord-ouest de la Manche ne s’est pas bien ouvert en 2008. Il ne faut donc pas considérer la légère augmentation de la superficie entre 2007 et 2008 comme un signe de rétablissement mais bien comme un nouveau témoin d'une dégradation continue sur 30 ans. Déterminer avec certitude quand le minimum se produit est difficile jusqu’à ce que la saison de fonte soit résoluement terminée. Par exemple, en 2005, les séries chronologiques avaient commencé à se modifier début septembre, ce qui incitait à penser que le minimum avait été atteint. Toutefois, la banquise s’est formée plus tard dans la saison, ce qui a encore réduit son extension et a causé une chute supplémentaire au minimum absolu. A cause de la variabilité de la banquise à cette période de l’année, le Centre National de Données sur la Neige et la Glace (NSIDC) détermine le minimum en utilisant les valeurs moyennes de cinq jours consécutifs. Les conditions météorologiques du printemps ont joué un rôle important dans la fonte des glaces cette année. En mars 2008, la mince couche de glace du début de l'année recouvrait 73% du bassin arctique : un record plutôt encourageant. Cependant, cette bonne nouvelle masquait le fait que la glace, bien trop mince, était bien plus vulnérable à une fonte généralisée durant l'été. Ainsi, durant la saison de fonte, cette faible épaisseur a contribué à accroître rapidement l'énergie solaire reçue, l'albédo des surfaces glacées étant très supérieur à celui de l'océan. La fonte rapide de la banquise a donc entretenu un phénomène de réchauffement d'autant plus important que l'océan retient plus longtemps la chaleur que l'atmosphère, contribuant à la fonte de la glace même après le déclin de la l'énergie solaire reçue. C'est pourquoi, en août 2008, l'océan arctique a battu un record en perdant davantage de glace que les mêmes mois des années précédentes. Les conditions météorologiques estivales, avec des températures plus basses qu'en 2007, bien que toujours supérieures aux normales, ont pourtant empêcher une fonte généralisée et massive de la banquise. Julienne Stroeve, une scientifique du NSIDC a souligné : "je trouve cela incroyable que nous soyons passés si près du record de 2007 sans les conditions météorologiques particulièrement claires et chaudes observées l'été dernier." Plus que jamais, les chercheurs au NSIDC insistent sur la vulnérabilité de la banquise estivale arctique qui pourrait bien avoir disparu d'ici quelques dizaines d'années seulement...

Mercredi 15 octobre 2008
L'ouragan Omar de catégorie 1 se renforçait mercredi matin au large des Iles Vierges, au sud-ouest de Porto Rico, qu'il devrait frôler dans la soirée ou jeudi matin. Du stade de tempête tropicale, Omar est devenu dans la nuit un ouragan de catégorie 1 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5. Il devrait encore se renforcer dans les prochaines 24 à 36 heures et Omar pourrait devenir un ouragan de catégorie 2 avant d'atteindre le nord des îles Leward. Plusieurs îles des Caraïbes, dont les Iles Vierges, Saint Martin, Saint Barthélémy, Anguilla et Saint Kitts ont été placées en état d'alerte alors que Omar s'approchait de Porto Rico. A 12H00 GMT, le centre de l'ouragan se trouvait à 425 km au sud-ouest de San Juan de Porto Rico et se dirigeait vers le nord-est à un rythme de 11 km/h. Avec des vents maximum soufflant en rafales à 130 km/h, Omar devrait toucher les Leward, dans les petites Antilles, et passer à l'est de Porto Rico mercredi soir ou jeudi matin. Un état d'alerte à l'ouragan pourrait être nécessaire à Porto Rico mercredi. L'ouragan devrait provoquer de fortes pluies dans les Antilles néerlandaises, au nord du Venezuela mais aussi à Porto Rico et sur le nord des Leward, où le cumul des précipitations pourrait dépasser 51 cm. "Ces pluies pourraient entraîner des inondations et des coulées de boue meurtrières. Omar devrait aussi s'accompagner de vagues dangereuses et d'une houle importante qui pourrait provoquer une érosion de la plage et endommager les structures de bord de mer sur les côtes ouest et sud de Porto Rico. Une alerte aux ouragans avait été déclenchée mardi dans les Antilles néerlandaises, à Antigua et dans les Antilles françaises.

Deux personnes sont mortes la nuit de mardi à mercredi et une troisième est portée disparue après avoir été emportée par les crues de oued Mitar, dans la commune de Maârif, wilaya de M'sila, en Algérie. Les trois personnes surprises par les flots en furie sur la RN-45, se trouvaient toutes à bord d'une voiture, a souligné le même responsable en indiquant qu'une quatrième personne qui était dans le même véhicule a échappé miraculeusement à la mort en sautant de la voiture. 30 sapeurs-pompiers sont actuellement mobilisés pour retrouver la troisième personne portée disparue.
En Californie, les pompiers font des progrès dans la lutte aux incendies de broussailles qui font rage depuis la fin de semaine dans le sud de l'État. Certains ordres d'évacuation ont été levés et d'autres pourraient l'être dans les prochaines heures. Les fameux vents de Santa Ana se sont calmés... ça a permis aux sapeurs de circonscrire presque totalement le foyer près de San Fernando. Celui de San Diego est maîtrisé à 60 pour cent. À Porter Ranch, la situation est plus préoccupante. L'incendie a doublé en surface et se dirige vers Simi Valley. Les vents devraient encore diminuer aujourd'hui mais on prévoit une hausse des températures et une faible humidité. En tout, près d'une centaine de bâtiments ont été détruits. On rapporte deux décès reliés aux incendies.

De fortes pluies orageuses qui touchent depuis 4 jours la province de Hainan en Chine provoquent de nombreuses inondations. Deux personnes sont mortes, une a été blessée et plus de 50.000 ont été évacuées. Ces inondations ont submergé 157 villages et détruit 12.000 hectares de terres agricoles. Des équipes de secours ont été dépêchées par le gouvernement Chinois dans les zones sinistrées.
Jeudi 16 octobre 2008
L'ouragan Omar s'est renforcé mercredi, passant à la catégorie 2, et menaçait Porto Rico, où toutes les activités publiques ont été interrompues avant l'arrivé de la tempête dans la soirée ou jeudi matin. Omar, dont les vents atteignaient 170 kmh, devrait atteindre le nord des îles néerlandaises du Vent dans la nuit de mercredi à jeudi. Du stade de tempête tropicale, Omar était devenu dans la nuit de mardi à mercredi un ouragan de catégorie 1 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5. A 08H00 locales, (00H00 GMT jeudi), l'oeil du cyclone se trouvait à 215 km au sud/sud-est de San Juan de Porto Rico et progressait vers le nord-est à la vitesse de 28 kmh. Plusieurs îles des Caraïbes, dont les Iles Vierges, Saint Martin, Saint Barthélémy, la Guadeloupe, Anguilla et Saint Kitts ont été placées à différents niveaux d'alerte. Le gouverneur de Porto Rico, Anibal Acevedo Vila, a décrété mercredi la suspension de toutes les activités publiques pour permettre à la population de se préparer à l'arrivée de l'ouragan. La zone de Porto Rico est concernée par une alerte à la tempête tropicale. Selon les projections à trois jours, Omar devrait passer au large à l'est de Porto Rico. Sur place, les vols ont été suspendus et les bateaux de croisière faisant habituellement escale à San Juan ont changé leurs itinéraires. L'activité a cessé dans toutes les écoles de l'île. L'ouragan devrait provoquer de fortes pluies dans les Antilles néerlandaises, au nord du Venezuela mais aussi à Porto Rico et sur le nord des îles du Vent. Omar devrait aussi s'accompagner de vagues dangereuses et d'une houle importante qui pourrait provoquer une érosion de la plage et endommager les structures de bord de mer sur les côtes ouest et sud de Porto Rico. 13 familles vivant dans des zones menacées d'inondation ont été évacuées vers des refuges dans l'est de l'île. Par ailleurs, 18 refuges sont prêts à recevoir les habitants de 20 villages de l'est de Porto Rico.

De fortes chutes de pluie et de grêle ont particulièrement touché les régions d’El-Aricha, Sabra, Maghnia et Hammam Boughrara en Algérie, faisant notamment un décès et d’importants dégâts matériels. A Sabra, une personne a été emportée par les crues de l’oued. Les recherches sont toujours en cours pour retrouver le corps du malheureux. Dans les cités d’El Jarda, Moul Dachra, Moul Jalaba et du 5 Juillet, plusieurs maisons ont été inondées et les occupants contraints de quitter leurs domiciles. Fort heureusement, on ne déplore aucune victime dans ces cités. Par ailleurs, les routes menant vers Ouled Riah, Hammam Boughrara et Maghnia ont été coupées à la circulation. Des travaux urgents ont été rapidement lancés afin de permettre l’ouverture de ces accès inondés par des trombes d’eau dépassant dans certains endroits un mètre de haut. Dans la commune d’El Aricha, les crues de l’oued traversant la ville ont causé d’importants dégâts matériels dans plusieurs quartiers, particulièrement au niveau des habitations riveraines de l’oued et à la cité du Génie où on dénombre quelque 80 familles sinistrées. La ville de Maghnia a été elle aussi touchée par ces intempéries. On déplore en effet l’effondrement de deux maisons à Douar Cherkaoui, une localité constituée essentiellement de vieux bâtis et de maisons de fortune. L’intervention énergique et à temps des éléments de la Protection civile a permis d’éviter le pire dans ce douar totalement inondé par les eaux et où plusieurs habitations menacent ruine. Les cités de Matmar et de l’abattoir ont été elles aussi la proie des eaux. Ces intempéries ont également provoqué plusieurs accidents de la circulation. C’est ainsi qu’au niveau de la localité de Fatmi Larbi (commune de Remchi), un camion-citerne transportant du gaz a été renversé par les flots et un autre accident similaire a été signalé à Btaïm, à l’entrée de Maghnia. D’importants moyens matériels et humains ont été mobilisés pour porter secours aux familles et une cellule de crise a été installée par le wali de Tlemcen dans les communes touchées par ce sinistre pour superviser les opérations de secours et de prise en charge des familles dont certaines ont passé la nuit dans les mosquées et les écoles de peur d’être emportées par les flots et les crues des oueds. Ces fortes chutes de pluie ont eu, cependant, un côté positif : l’apport fort appréciable pour les barrages hydrauliques de la wilaya de Tlemcen. Le barrage de Hammam Boughrara a en effet vu ses capacités renforcer de 4,583 millions de m3 et celui de Beni Bahdel de 1,271 million de m3.
Les pompiers combattant plusieurs incendies dans le sud de la Californie (ouest) pourraient prendre l'ascendant sur les sinistres en raison d'une accalmie du vent qui attisait les flammes depuis quatre jours. Dans la nuit de mardi à mercredi, les soldats du feu ont lancé une offensive contre ces incendies qui ont noirci près de 7.300 hectares dans le nord-ouest de Los Angeles. Apparemment couronnée de succès, cette contre-attaque permet aux pompiers d'espérer maîtriser complètement d'ici à samedi ces feux qui ont fait un mort et détruit des dizaines de bâtiments. L'incendie le plus grave, qui avait pris à la hauteur du quartier de Porter Ranch, dans la vallée résidentielle de San Fernando à 40 km au nord-ouest de Los Angeles, avant de déborder mardi à l'ouest vers Simi Valley, a détruit 15 maisons et 47 autres bâtiments. La surface noircie par ce sinistre, provoqué par la chute d'une ligne électrique, s'établissait mercredi matin à près de 5.400 hectares, mais les pompiers ont réussi à commencer à le maîtriser, à hauteur de 20%. Tous les évacués ont été autorisés à rentrer chez eux. Le plus gros des autres sinistres faisant rage dans la région, celui de Camp Pendleton (130 km au sud-est de Los Angeles), était circonscrit à 75% après avoir parcouru plus de 1.600 hectares. L'origine de tous ces incendies n'a pas encore été déterminée. Ils interviennent un an après des feux dévastateurs qui avaient fait huit morts, détruit 2.000 maisons et provoqué l'évacuation de 640.000 personnes. Plus de 2.100 km2 de terrain avaient été réduits en cendres.

De fortes pluies se sont abattues sur une grande partie de l'île de Hainan, avec des précipitations atteignant 485 millimètres dans certaines zones. Les inondations provoquées par les pluies torrentielles ont fait 2 morts et un disparu. 187 villages ont été submergés, obligeant 50 mille personnes à évacuer. Dans certaines villes, les habitants doivent traverser à gué les rues inondées. La circulation a été interrompue, causant une augmentation du prix des légumes. Les pertes économiques directes atteignent 367 millions de yuan, soit 54 millions de dollars américains. Le gouvernement a envoyé des équipes de secouristes dans les zones sinistrées.

Samedi 18 octobre 2008
Le bilan provisoire des intempéries survenues, les dernières 48 heures, dans la wilaya de Béchar en Algérie, fait état de huit personnes décédées par noyade. Au moins huit personnes sont mortes noyées, en Algérie, dans des inondations qui ont frappé, mercredi et jeudi, Béchar et ses environs. Ce bilan est encore provisoire. Dès le début de ces fortes précipitations, inhabituelles pour une région aussi aride que celle de Béchar, les habitants de plusieurs localités de la vallée de la Saoura ont organisé des actions de solidarité avec les voyageurs et les automobilistes immobilisés par les crues des oueds de la région de Béchar. Les habitants de Abadla, Kerzaz, Igli, Ksabi et les localités avoisinantes, dont une grande partie a été complètement isolée ont organisé des actions de solidarité pour les voyageurs et les automobilistes voyageant à destination d'Adrar ou Béchar et ce, en leur offrant nourriture et hébergement, chez eux ou dans des centres de transit mis en place, dès le début des intempéries. Les crues des oueds, sont à l'origine de la perturbation et à l'arrêt de la circulation routière sur des pans entiers des routes nationales 6 et 50. Ces routes relient respectivement Béchar à Naâma, au nord, Béchar à Adrar, au sud, et Béchar à Tindouf, d'où le blocage de plusieurs dizaines de bus de voyageurs et autres automobilistes dans les localités de la région. Béchar fait, désormais, partie de plusieurs régions du pays qui font face, depuis le début de la semaine dernière, à une vague d'intempéries qui a fait plusieurs victimes et causé des dégâts matériels parfois considérables. Mardi, le ministre de la Communication Abderrachid Boukerzaza avait donné un bilan de 65 morts, dont 43 à Ghardaïa, le 1er octobre, dans les inondations provoquées par des pluies torrentielles dans diverses régions. Ce bilan s'était encore alourdi, le lendemain, avec 2 personnes emportées par les eaux d'oueds en crue à Batna et à Médéa.

L'ouragan Omar a touché les îles antillaises de Saint-Barthélemy et Saint-Martin en seconde partie de nuit du 15 au 16 octobre. Le centre du cyclone est passé à quelque 50 km a l'ouest, traversant les îles vierges à l'intensité d'ouragan de catégorie 3 avec des vents voisins de 200 km/h. Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont connu des conditions cycloniques avec des vents compris entre 100 et 150 km/h, accompagnés de grains pluvieux intenses. C'est la houle qui est responsable des principaux dégâts, tant aux infrastructures portuaires ou aux bords de mer qu'aux embarcations, voiliers ou navires accostés ou au mouillage. Plus au sud en Guadeloupe, si les pluies ont été importantes, les vents sont restés modestes puisque le cyclone est passé à plus de 300 km. En revanche, la houle sur des côtes habituellement protégées et donc vulnérables comme les côtes sous le vent à l'ouest des îles, a provoqué des dégâts ou a rendu nécessaire des opérations de nettoyage-déblaiement. Les dégâts sont limités. Des opérations de déblaiement et de nettoyage sont néanmoins nécessaires. L'enfant de 9 ans déclaré disparu a été retrouvé sain et sauf. On ne déplore pour l'instant aucune victime.

Une tornade a frappé vendredi matin (vers 3h/3h30 heure locale) la ville de Cambridge dans le nord de la Nouvelle-Zélande. De nombreuses toitures ainsi que des voitures ont été endommagées, la tornade a également arraché des lignes électriques ainsi que plusieurs dizaines d'arbres. D'après les témoins, cette tornade n'a duré que 5 minutes. Aucun blessé n'est à signaler.
Mercredi 22 octobre 2008
De fortes pluies ont touché dans la nuit de mardi à mercredi les Cévennes gardoises, où les précipitations ont atteint dans certains secteurs, en 24 heures, quelque 470 mm, sans toutefois nécessiter d'opérations significatives de la part des pompiers. La vigilance reste toutefois de mise en raison du niveau de certaines rivières, le Gardon d'Alès notamment, qui présente un risque de débordement. Mardi, Météo France avait placé cinq départements du Sud-Est de la France --Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Var et Ardèche-- en vigilance orange en raison d'un risque d'orages violents et de précipitations importantes. La disposition reste valable jusqu'à mercredi 21H00. L'épisode orageux a été important dans la nuit dans le secteur de Grand Combe (Gard) où, en cumulé sur 24 heures, il est tombé quelque 470 mm d'eau. Dans ce même département, les précipitations atteignaient mercredi matin 385 mm en 24 heures à Bésseges, 326 mm à Saint-Jean-du-Gard. Les orages continuaient de toucher mercredi matin un secteur allant de l'extrême est de l'Héraul au sud du Gard. En raison des risques de fortes précipitations, les pompiers du Gard avaient renforcé leur dispositif mardi soir. Ainsi, un poste de commandement ainsi qu'un Groupe intervention-inondation (GII) avaient été positionnés à Alès. Le dispositif était maintenu mercredi matin. Par ailleurs, des hommes supplémentaires avaient été affectés dans l'ensemble des casernes du département. Par mesure de précaution, les cours ont été suspendus pour les élèves des collèges et des lycées du Gard pour la matinée de mercredi. Les transports scolaires ont eux aussi été suspendus mercredi matin dans ce département. Dans l'Hérault, les transports scolaires à destination et en provenance du Gard ne fonctionneront pas non plus mercredi matin.
Quatre personnes ont été tuées mercredi en Sardaigne, noyées dans leur appartement ou dans leur véhicule emporté par des torrents en crue, à la suite d'un violent orage qui s'est abattu sur cette île de l'ouest de l'Italie. L'orage, qui était accompagné de pluies diluviennes, a frappé la capitale régionale Cagliari et sa région, dans le sud de l'île, aux premières heures du jour. Les victimes sont une femme de 85 ans, noyée dans son appartement en sous-sol envahi par les eaux, une autre femme retrouvée morte près d'un terrain de tennis et deux autres personnes circulant à bord de deux automobiles différentes, emportées par les eaux d'un torrent. A Capoterra, à une quinzaine de kilomètres de Cagliari, un millier d'habitants ont été isolés par les eaux pendant plusieurs heures, et les secours ont dû vider préventivement les eaux d'un barrage qui risquait de céder. Ces intempéries ont également provoqué des perturbations dans les liaisons aériennes entre Cagliari et la Péninsule.

Mardi 28 octobre 2008
Dans un bulletin météo spécial établi lundi, l’Office national de la météorologie (ONM) annonce que des pluies orageuses continueront d’affecter Adrar, Ghardaïa et Laghouat. Aucune indication n’a été donnée par cette alerte pour les jours à venir. Ce qui n’exclut pas de nouvelles crues. Les bilans, déjà lourds, continuent à s’aggraver. C’est ainsi qu’avant-hier, un patriote de 56 ans exerçant comme gardien dans un site chinois dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj a, malheureusement, trouvé la mort. Il a été découvert mort à un kilomètre du lieu de sa disparition, Hammam El-Biban, par les éléments de la Protection civile avant d’être évacué vers l’hôpital de cette wilaya. Il a été emporté par les eaux de l’oued Chiba. Plusieurs routes nationales, chemins de wilaya et chemins communaux ont, d’autre part, été partiellement coupés à la circulation dans quelques régions d’Algérie. L’automne est particulièrement rude cette année. Pour rappel, les pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur Ghardaïa avaient fait 29 morts, causé des blessures à 48 personnes et enregistré un disparu, sans parler des dégâts matériels. Les eaux en furie de l’oued M’zab ont tout emporté sur leur chemin, laissant de nombreuses familles sinistrées. Tandis que les secours étaient toujours en cours et la solidarité grandissante, des intempéries viennent frapper d’autres wilayas du pays, dont Béchar, faisant de nouvelles victimes. L’ampleur des pertes en vies humaines impose la prise au sérieux des risques des catastrophes naturelles en Algérie et, par là, la prise de mesures adéquates. D’autant plus que ce n’est pas la première fois que des intempéries causent des décès et des dégâts matériels.

Six personnes, membres d'une même famille, ont trouvé la mort dans la nuit, de dimanche à lundi, dans l'effondrement du toit de leur maison, sise à douar Mejaja, commune rurale de Berkine, cercle de Guercif (province de Taza) suite aux fortes précipitations qu'a connues la région. Il s'agit du père, de la mère et de leurs quatre enfants.
Les inondations au Yémen ont tué 180 personnes et forcé plus de 10.000 à abandonner leurs foyers. Tels sont les chiffres communiqués par le gouvernement yéménite et confirmés mardi par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Le dernier bilan, fourni samedi par les autorités yéménites, estimait qu'au moins 68 personnes avaient trouvé la mort dans ces intempéries. Mardi, ce bilan a quasiment triplé et il n’est pourtant encore que provisoire puisque des zones inondées sont toujours inaccessibles. Mais les inondations ont également contraint plus de 10.000 personnes à quitter leurs foyers. Le HCR a annoncé avoir déjà envoyé 11 camions transportant des matelas, couvertures, bidons et autres moustiquaires pour secourir les sinistrés. Mais sur le terrain les besoins sont énormes : le paludisme et diarrhées se répandent, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont déjà contaminées. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l'envoi de médicaments. Dimanche, le président yéménite avait décidé d'allouer 100 millions de dollars aux zones sinistrées par les inondations.

Prise durant près de 24 heures au cœur d'une tempête mêlant pluies diluviennes et vents violents, Ajaccio porte aujourd'hui les marques des outrages des éléments, les premières victimes sont bien entendu les bateaux. Contrairement aux bulletins météorologiques, la Corse-du-sud a essuyé depuis mercredi une violente tempête accompagnée de vents forts, cette tempête n'a pas épargné la ville d'Ajaccio quand bien même elle se situe au fond du golfe du même nom. Des dommages en ont résulté pour les navires et en premier lieu ceux amarrés en corps-morts mais également, semble-t-il, a des bateaux en place dans les ports de plaisance de la ville et dont les amarres auraient lâchées. A noter que quelques véhicules automobiles auraient souffert des effets du vent et auraient ainsi été heurtés par des objets mis en mouvement par ce dernier (conteneurs à ordures, planches abandonnées et autres branches arrachées) et que les habituelles inondations sont venues perturber la vie des habitants de certains quartiers d'Ajaccio.

Les sapeurs-pompiers biennois ont dû intervenir à plusieurs reprises dans la nuit de mercredi à jeudi à cause de chutes d'arbres. Les pompiers biennois ont notamment dû intervenir à 5h10 au chemin Bartolomé, pour des branches qui tombaient ou qui pliaient sous la couche de neige. Il a fallu les dégager de la neige qui les couvrait. Quelques minutes après, un arbre et un poteau électrique ont dû être dégagés de la route où ils étaient tombés. Dans la forêt entre Bienne et Safnern enfin, les pompiers d'Orpond ont dû intervenir. Ils ont dû fermer la route en direction de Bienne.
La première neige de l'hiver tombée jusqu'en plaine en Suisse a créé le chaos dans certaines régions de Suisse. La circulation, des trains y compris, a été fortement perturbée par endroits, avant tout en Suisse alémanique. Au moins 13 personnes ont été blessées sur les routes. La situation est rentrée dans l'ordre vers 09h00, en particulier sur le réseau CFF. Mais en début de matinée, avant que les employés des chemins de fer et de la voirie ne soient parvenus à dégager la neige particulièrement lourde, nombre de pendulaires sont arrivés en retard au travail. Les CFF ont fait part de retards jusqu'à 30 minutes pour les premiers trains de la journée. Avec la Suisse centrale et orientale, la région de Schaffhouse/Zurich a été parmi les plus touchées. D'après MeteoNews, il n'est ainsi jamais tombé autant de neige en octobre sur le Zürichberg. On y mesurait 20 centimètres jeudi matin, le record précédant datant d'octobre 1939 avec 14 cm. A 06h00, MeteoNews mesurait par ailleurs 53 cm à Andermatt (UR), 30 à Evolène (VS), 27 à Adelboden (BE), 14 à La Chaux-de-Fonds, 6 à Delémont, 5 à Fribourg et 2 à Sion. Davantage que l'épaisseur de sa couche, c'est sa lourdeur qui a rendu la neige si dommageable.
Plusieurs routes des wilayas de Bechar, Naama et d'El-Bayadh restent coupées à la circulation suite aux dernières intempéries ayant affecté ces régions algériennes. Dans la wilaya de Bechar, la route nationale n°6 au niveau des communes d'Ouled Khoudir, de Taghit, de Kerzaz, d'Igli ainsi que le chemin wilaya n°10 sont fermés à la circulation à cause du débordement des oueds Saoura et Zouzfana. Dans la wilaya de Naama, la route nationale n°47 à la commune d'Asla est également coupée à la circulation pour cause de l'affaissement et l'inondation de la chaussée, ainsi que le chemin wilaya n°3 (commune d'Asla) en raison de l'effondrement du pont d'oued R'tam. La même situation est enregistrée dans la wilaya d'El-Bayadh où le débordement d'oued El-Gharbi, est à l'origine de la fermeture de la route nationale n°6 au niveau de la commune d'El-Bnoud.
Les provinces de l'Est du Canada (Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick) ont été affectées par une perturbation pluvio-neigeuse très active accompagnée de vent violents. Dans l'Est de l'Ontario et l'Ouest du Québec, des chutes de neige lourde de 15 cm accompagnées de fortes rafales de vent (60 - 70 km/h) se sont produites. 36.000 foyers de la région des Laurentides ont été privés d'électricité au Québec et 10 000 autres en Ontario. En d'autres endroits de ces régions, se sont de forts cumuls de pluie qui ont été enregistrés puisqu'il est tombé 140 mm en 24 h dans la région comprise en Bonaventure et Port Daniel. Ces mauvaises conditions météorologiques ont causé de grosses perturbations sur le réseau routier. Plus à l'Est, dans la province maritime du Nouveau-Brunswick, 6400 foyers ont été privés d'électricité. De fortes pluies ont causé des inondations localisées. Des cumuls de 100 mm ont été relevés à Bathrust. Des conditions similaires de neige et de forts vents ont également afffectés les Etats du Nord-Est des USA.
Au moins deux personnes - un père et son fils - sont mortes dans le village de Dame-Marie, au sud-ouest d'Haïti, complètement inondé suite à deux jours de pluies incessantes. Le parlementaire a également indiqué que toutes les rivières étaient entrées en crue, inondant le village de plus de 20.000 habitants. Les pêcheurs du village ont enregistré des pertes importantes, de nombreuses maisons sont envahies par les eaux, des commerces sont détruits et des animaux d'élevage ont été emportés. Plus de 800 personnes ont été tuées en Haïti au cours des mois d'août et septembre lors du passage de quatre tempêtes et ouragans qui ont également fait plus d'un million de sinistrés alors que quelque 100.000 maisons ont été détruites et endommagées.
Vendredi 31 octobre 2008
Hydro-Québec double ses équipes d'urgence ce vendredi en Outaouais et dans les Laurentides. La société d’État pourra compter sur 300 équipes pour réparer les pannes qui affectent encore 15.000 abonnées. Ces résidants de l'Outaouais et des Hautes-Laurentides sont privés de courant depuis mercredi matin à la suite des intempéries qui ont frappé sur l'ouest de la province. Hydro-Québec affirme que le courant sera rétabli à 16h aujourd'hui pour la majorité des abonnés et que le rétablissement complet est prévu pour demain à 12h.
Au moins 19 personnes ont péri dans le centre du Vietnam en une semaine d'intempéries. A Hanoi, la capitale, nombre de rues ont aussi été inondées vendredi. Les provinces de Nghe An et Ha Tinh ont affiché le plus lourd bilan, avec respectivement huit et sept morts. Quatre enfants figurent parmi ces victimes, emportés par les eaux à la sortie de l'école. Les autres décès ont été recensés dans les provinces de Quang Ngai et Quang Nam. Des dizaines de maisons et des centaines d'hectares de champs cultivés ont également également été inondées, alors que les fortes pluies continuaient vendredi. Plus au nord sur Hanoï, de longues averses se sont également abattues et certaines rues se sont retrouvées sous près d'un mètre d'eau, provoquant le chaos dans la circulation. Tous les ans, généralement entre juillet et novembre, des centaines de personnes périssent dans des typhons, fortes pluies et inondations dans le pays.

Six personnes sont mortes et plus de 1 700 autres sont complètement isolées dans la région autonome du Tibet à cause de ce que les météorologues considèrent comme la pire tempête de neige qui a frappé ce pays depuis que l'on y effectue des relevés officiels. Il faut savoir que le Tibet est caractérisé par un climat montagnard semi-aride, qu'il n'y neige pratiquement pas et que les températures y descendent rarement en dessous de -5 degrés. Par exemple, en hiver, il fait moins froid à Lhassa, pourtant situé à 3 630 mètres d'altitude, qu'à Pékin. Les victimes fatales sont soit mortes de froid, soit écrasées par les constructions qui se sont effondrées sous le poids de la neige. Les autorités de la région de Shannan, frontalière avec le Bhoutan et la plus affectée par les chutes de neige, ont dû faire appel aux forces de police et aux soldats chinois pour dégager les routes et autres voies de communication qui avaient été coupées par les intempéries. Le mauvais temps a également obligé les autorités à fermer L'aéroport de Bangda qui a été construit à 4.334 mètres d'altitude et qui est considéré comme l'aéroport le plus haut du monde. Selon l'Observatoire météorologique du Tibet, cette tempête de neige est la pire enregistrée par les experts dans cette région. Par endroits, le thermomètre est descendu en dessous des -25 degrés. La Défense civile tibétaine, aidée par l'armée chinoise, a procédé à l'envoi de vêtements chauds et de tentes vers les zones les plus affectées. Cette augmentation des chutes de neige accompagnée d'un froid glacial dans ces régions correspondrait à ce que certains glaciologues ont appelé le "paradoxe du réchauffement climatique", considérant que ce dernier allait augmenter la pluviosité ce qui favoriserait les précipitations neigeuses et qui se traduirait par une augmentation du niveau des glaces au centre des Pôles et sur les sommets montagneux. Le climat reste encore un grand inconnu, trop de paramètres sont à prendre en compte, et nous commençons à peine à sérieusement l'étudier.
|
|